L'Edito

Occupations

Par | Edition N°:908 Le 04/12/2000 | Partager

Le dialogue social ronronne de commissions en sous-commissions. Pendant ce temps, nombre d'entreprises se trouvent confrontées aux difficultés, tout simplement parce que la loi de la jungle est en train de s'imposer.Le droit de grève est garanti par la Constitution et les lois en vigueur. Mais le droit au travail et la liberté du travail sont de plus en plus menacés, sans parler du droit à la propriété garanti par la Constitution.Une vague d'occupations d'usine et entreprise se propage dans le pays. Elle est extrêmement dangereuse pour l'économie nationale. Les cas sont légion. Des minorités bloquent des entreprises pendant des semaines et parfois des mois devant le laxisme des autorités. Dans certains cas, le mouvement prend des dimensions inimaginables. Ainsi, une minorité en grève dans une entreprise occupe les locaux et paralyse l'activité, mais elle ne s'arrête pas là et décide d'aller assiéger d'autres entreprises du groupe, qui n'ont rien à voir avec le conflit en cours. Cette menace-là, c'est la menace suprême, car elle est de nature non seulement à empêcher de nouveaux investissements, mais à tuer aussi ceux existants. Ce désordre qui se généralise n'est pas toujours le fait des syndicats, qui parfois se trouvent dépassés par des éléments irresponsables. Le Maroc ne peut se permettre le luxe de supporter longtemps ce sabotage de son économie. Certes, les droits des travailleurs doivent être protégés et garantis, mais une entreprise qui tourne est une richesse pour l'ensemble du pays. On ne devrait pas tolérer que cette richesse soit prise en otage ou cassée. Les pouvoirs publics doivent également veiller à protéger la liberté du travail.En accord avec les syndicats les plus représentatifs, une solution de fond doit être trouvée d'urgence à cette menace.Abdelmounaïm DILAMI

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