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Forum de Davos: Le roi d’Espagne défend l’image de son pays

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5195 Le 25/01/2018 | Partager
Les «désaccords politiques» doivent se résoudre dans le cadre de la Constitution
Merkel, Macron, Trump… en vedette
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«…Qui peut nier que l’Espagne est un grand pays?», a déclaré le roi Felipe VI lors du grand rendez-vous de l’élite financière et politique mondiale Davos. Croissance, tourisme… sont autant d’atouts face à la crise en Catalogne (Ph. AFP)

Présent à la 48e réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) qui se poursuit jusqu’au 26 janvier à Davos-Klosters (Suisse), le roi Felipe VI s’est attelé hier mercredi à redorer l’image de l’Espagne. Il a assuré que les «désaccords politiques» devaient se résoudre dans le cadre de la Constitution.

Le souverain espagnol a vanté ensuite les mérites du secteur touristique de son pays (devenu en 2017 la deuxième destination mondiale devant les Etats-Unis) ainsi que la dynamique reprise de la quatrième économie européenne. Son taux de croissance est environ le double de celui de la zone euro. Le FMI prédit un taux de 2,4% de croissance économique pour l’Espagne en 2018 puis 2,1% en 2019. Coface prévoit 2,2% cette année.

«2018 devrait être marqué par un ralentissement graduel de l’activité. La reprise post crise s’essoufflerait progressivement. La consommation croîtrait moins vite en dépit de la faiblesse de l’inflation, les effets de rattrapage de la demande des ménages qui avaient jusqu’alors reporté leurs achats de biens durables prenant fin», note le spécialiste mondial de l’assurance-crédit dans son appréciation du risque.

Aussi, «l’investissement devrait cependant continuer à se renforcer en particulier chez les entreprises exportatrices. Mais il pourrait être pénalisé par l’augmentation des incertitudes notamment politiques».

Felipe VI a analysé les événements de 2017 en Catalogne comme une «tentative de miner les règles de base du système démocratique». «Les désaccords politiques et les conflits doivent être résolus en accord avec les règles démocratiques et les valeurs de notre Constitution», a-t-il ajouté. Ces remarques sont dans la même ligne que le discours prononcé le 3 octobre par le souverain, deux jours après le référendum d’autodétermination interdit en Catalogne.

Le roi Felipe VI a souligné que l’Espagne se trouvait parmi les 19 «démocraties totales» du dernier classement de The Economist Intelligence Unit sur l’état de la démocratie dans le monde. Une manière de répondre aux critiques des séparatistes catalans. Coface mentionne aussi un risque de sécession de la Catalogne grâce à un parlement fragmenté.

A Davos, Angela Merkel et Emmanuel Macron portent les couleurs européennes face à l’arrivée en masse des équipes américaines. Donald Trump lui-même n’arrivera que jeudi et tiendra un discours vendredi.

 

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