Régions

Nord: Emploi, éducation et santé... les priorités du RNI

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5162 Le 06/12/2017 | Partager
1er congrès régional pour le parti de la colombe à Tanger
Les défaillances de la région passées à la loupe
rni-akhenouch-062.jpg

Akhannouch a mis le doigt sur plusieurs maux dont souffre la région, relevant le taux de chômage qui est  de six points plus élevé (Ph. Adam)

Le congrès régional du RNI à Tanger a été l’occasion pour le parti de la colombe de présenter un véritable bilan de la situation au Nord. Pour Aziz Akhannouch, président du parti, la région souffre de nombreux décalages dont les plus en vue sont ceux qui concernent les secteurs de la santé et de l’emploi.

«Malgré les dernières évolutions, le taux de chômage continue d’évoluer autour des 15% dans la région», souligne Akhannouch, soit six points de plus que la moyenne nationale. Le président rappelle les potentialités importantes dont jouit la région avec en particulier le secteur automobile et le complexe portuaire TangerMed et l’impérieuse nécessité d’en profiter.

Le patron des Rnistes qui porte aussi la casquette de ministre des pêches et de l’agriculture dans l’actuel gouvernement a insisté sur la nécessité de développer l’économie locale, et l’auto-initiative, en vue de favoriser la création d’emploi pour les jeunes et lutter contre le chômage.

En ce qui concerne la santé, malgré les dernières initiatives des départements de la santé et du Conseil de la Région, beaucoup reste à faire. «Pénurie de certaines spécialités, mauvaise répartition des cadres et manque d’équipements», tel est le diagnostic final d’Akhannouch qui s’exprimait devant les membres de son parti à Tanger, première étape d’une série de congrès sillonnant le pays. Pour le dirigeant partisan qui a succédé à Salaheddine Mezouar à la tête du RNI, les chiffres sont bien parlants avec 3.000 lits pour les 3,5 millions d’habitants de la région, soit un lit pour  près de 1.200 citoyens et un médecin pour 4.000.

Pour l’enseignement, Akhannouch n’a pas hésité à parler de crise profonde. «Huit élèves sur cent seulement arrivent au baccalauréat et cinq seulement parmi eux poursuivent leurs études supérieures», ajoute sur un ton alarmiste Akhannouch, des chiffres qui démontrent l’étendue de la crise. «Pour dépasser ce problème, il est bien nécessaire de travailler ensemble» rappelle le ministre afin de remettre l’enseignement sur les rails et de redonner à l’école marocaine ses lettres de noblesse.

A rappeler que c’est de Tanger qu’avait été lancée la série de visites d’Aziz Akhannouch en novembre 2016 peu après son élection à la tête du parti. Et c’est de là aussi qu’un vent de changement avait commencé à souffler sur les instances de cette organisation avec, comme promis alors, l’organisation d’une série de congrès régionaux avant le congrès national en 2018.
De notre correspondant, Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc