Régions

Formation professionnelle: Un programme pilote pour Tanger et l’Oriental

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5161 Le 05/12/2017 | Partager
«Kafaat Liljamia» ou Compétences pour Tous lancé par l’UE pour les régions
Le projet mené par le British Council et l’Agence espagnole de coopération
26 millions de DH pour revoir la gouvernance locale
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Kafaat Liljamia se base sur les résultats du programme «Gouvernance pour l’employabilité», GEMM-ETF, lancé en 2015 par l’European Training Foundation (ETF), une agence de l’Union européenne (Ph. L’Economiste)

L’union européenne vient de lancer un projet pilote de développement pour la formation professionnelle dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et l’Oriental. Ce projet baptisé «Kafaat Liljamia» (Compétences pour Tous) est mené par le British Council et l’Agence espagnole de coopération (Aecid) en partenariat avec le département de la Formation Professionnelle. Il dispose d’un financement de près de 26 millions de DH. Lancé en août dernier, il s’étale sur 3 ans et rentre dans le cadre du programme de l’Union européenne d’appui à la Formation Professionnelle pour le développement humain.

Son objectif est de développer le modèle de gouvernance de la formation professionnelle en intégrant les acteurs locaux et en l’orientant vers le marché du travail. Le programme s’étale sur trois ans et devrait être essaimé, à la fin de l’opération pilote, sur le reste des régions. Le pilotage du projet est installé à Tanger, un cadre étant localisé à Oujda pour couvrir la région de l’Oriental.

Parmi les objectifs de l’initiative, la mise en place de partenariats régionaux durables en vue de renforcer la gouvernance régionale et l’offre de formation, selon John Mitchell, directeur du British Council au Maroc, encouragé en cela par la politique de régionalisation avancée entamée par le Maroc.

En effet, le principal problème relevé par les différentes études et programmes antérieurs reste le manque de coordination au niveau local pour s’adapter aux variations et spécificités du marché de travail dans chaque région. D’autre part, l’éternel problème d’inadaptation entre la formation et les besoins du marché de l’emploi sont toujours là, comme le précise Stéphan Veran, chef du projet qui relève en outre, une faible concertation entre opérateurs privés et publics.

En effet, de nombreuses actions de formation, portées par des acteurs publics ou privés voient le jour. La coordination entre ces actions et le reste des interventions est primordiale pour éviter une dispersion des efforts et des ressources financières, notent les responsables du projet.

Le modèle de gouvernance envisagé doit permettre de prendre en considération en même temps les aspirations des jeunes à la recherche d’emploi ainsi que celles du secteur privé en quête de main d’œuvre qualifiée et adaptée.

Comme nouveauté par rapport aux autres programmes, Kafaat Liljamia prévoit aussi l’octroi de subventions dans le cadre d’initiatives destinées à améliorer la formation pour des groupes vulnérables, ayant un accès limité au marché de l’emploi. Le programme dispose d’un budget d’un peu plus de 10 millions de DH  réservé à cet aspect qui devront être affectés à une dizaine de projets lors d’une première phase.

A noter que le programme dispose d’un montage financier particulier dit «Pagoda» où l’Union européenne injecte les fonds et ce sont le British Council et l’Aecid qui travaillent sur le terrain.

De notre correspondant, Ali ABJIOU

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