Régions

Meknès/Jeunes défavorisés: Le coup de pouce de la CGEM

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5161 Le 05/12/2017 | Partager
Le patronat lance un centre de proximité au quartier Aïn Slougui
Formation, encadrement, insertion professionnelle…au menu

La problématique des jeunes désœuvrés est portée à bras-le-corps par l’Union régionale de la CGEM Meknès-Ifrane. Le syndicat des patrons a initié la réalisation d’un centre de proximité pour les jeunes du quartier pauvre «Aïn Slougui» à Meknès.

«On s’est inspiré du discours royal adressé à l’assemblée des parlementaires la semaine dernière. Le Roi y a explicitement mentionné que les problèmes des jeunes doivent être résolus au niveau local», indique Abdeljabbar El Achab, président de la CGEM Meknès-Ifrane.

En effet, le taux de chômage des jeunes ayant entre 13 et 24 ans frôle les 16% (HCP) en milieu urbain à Meknès. Pour résorber cette situation, la CGEM s’est alliée avec le Conseil communal et d’autres partenaires. Le but est de réaliser un centre de proximité pour les jeunes et les doter d’un pont avec l’entreprise.

L’orientation, l’encadrement et la promotion de l’emploi et des valeurs de citoyenneté figurent parmi les objectifs de l’espace par Abdallah Bouano, maire de Meknès et Alain David, maire de Cenon (France). «Cette structure vise à aider les jeunes de la ville à accéder au marché de l’emploi et à la formation dans différents métiers qui correspondent à leurs profils et leurs attentes», estime El Achab.

Et d’ajouter: «notre ambition est de leur faciliter l’accès à des formations dans des secteurs clés, notamment le bâtiment et travaux publics, l’agriculture, les équipements automobiles et les métiers du numérique». Le centre de proximité servira aussi d’espace pour l’accueil des enfants mineurs. Ses dirigeants veulent leur inculquer la culture de citoyenneté tout en facilitant leur intégration socioprofessionnelle.

«Nous cherchons à nous rapprocher de ces jeunes, les écouter, définir leurs attentes et leurs compétences, les former et les orienter», explique-t-on. Le centre proposera aussi des cours d’alphabétisation. En attendant, l’expérience de la ville de Cenon est mise à la disposition de Meknès. «Nous avons pu maîtriser les problèmes des jeunes grâce à une politique de rapprochement entre associations et services sécuritaires (police)», explique le maire de la ville française. 

Selon lui, «Cenon compte 65 nationalités. Le rapprochement entre ses jeunes se fait grâce à une animation culturelle, des voyages (pour les jeunes de 13 à 17 ans), un encadrement adéquat, et la pratique du sport». Pour ce dernier volet, le respect des règles sportives éduque au respect des lois et des valeurs, ainsi qu’à la citoyenneté.

En tout cas, l’expérience de Cenon pourrait être d’un grand apport pour la ville de Meknès. Les responsables de celle-ci souhaitent une coopération sociale, sportive, culturelle et économique. En ce sens, un déplacement de hauts responsables de la Chambre de commerce bordelaise est annoncé pour mars prochain. «Ce serait l’occasion de conclure sur un véritable partenariat économique», souhaitent les dirigeants de Meknès.

Lutter contre la radicalisation

Lutter contre la radicalisation et l’extrémisme des jeunes est une priorité. Pour y arriver, les responsables de la ville de Meknès tablent sur l’expertise de leurs partenaires et l’implication de toutes les forces vives de la capitale ismaïlienne. Pour eux, la formation aux métiers et l’orientation donneraient une grande satisfaction. «Il faut chercher des parrainages auprès des entreprises et des retraités», conseille le maire de Cenon. Aussi, pour réussir, il est demandé des actions concrètes en partenariat avec les ministères de l’Education nationale et la jeunesse et sport.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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