Economie

Projet de loi de Finances: Boussaid défend son Budget

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5142 Le 07/11/2017 | Partager
Il insite pour maintenir le déficit à 3%
Le Ministre décline les prochaines étapes de la réforme de la Compensation
Les financements vers les régions en hausse l’année prochaine
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Après la réponse de Mohamed Boussaid devant la Commission des Finances de la Chambre des représentants, dans le cadre de l’examen général du Budget, les députés sont passés à la discussion de ce texte, article par article, avant de procéder au vote

Après plusieurs heures de débats intenses au sein de la Commission des Finances de la Chambre des représentants, Mohamed Boussaid a répondu aux différentes interrogations et critiques des groupes parlementaires, dans le cadre de l’examen général du Budget. A commencer par les aspects liés aux hypothèses du projet de loi de Finances. Le Ministre a insisté sur l’importance de maintenir le déficit au même niveau, à savoir 3% durant les prochaines années.

Cela est important, selon lui, pour éviter les risques liés à la durabilité de l’endettement public, comme cela est prévu par la loi organique des finances. Il a rappelé qu’il s’agit d’un processus lancé depuis quelques années, ayant permis de ramener le déficit de 6,8% à 3,5% entre 2013 et 2017.

Cette politique sera renforcée par la poursuite des grandes réformes, notamment en matière d’amélioration du climat des affaires et de diversification du tissu productif, a-t-il indiqué. Interpellé sur la poursuite de la réforme de la Compensation, Boussaid a mis l’accent sur les prérequis pour bien mener ce chantier.

Le ministre a expliqué que le Gouvernement se penchera dans un premier temps sur la préparation d’un registre commun, définissant les critères d’éligibilité au soutien direct, avant de procéder à la décompensation des produits restants, dont le gaz butane, le blé et le sucre. Ce projet, lancé en partenariat avec la Banque mondiale, devra se traduire par une convergence des différents programmes d’aide, dont le Ramed, Tayssir…

Ce registre national constituera une base de données unifiée, permettant un meilleur ciblage et une meilleure coordination des programmes de soutien. Parallèlement, des mesures d’appui sont prévues pour le renforcement de la production du sucre et du blé, avant de procéder à la décompensation.

Au niveau des investissements publics, Mohamed Boussaid a mis l’accent sur l’effort mené par les entreprises et établissements de l’Etat. Pour l’année prochaine, «90% de ces investissements sont orientés vers les secteurs des infrastructures, de l’eau, du transport, en plus des secteurs sociaux», a-t-il expliqué.

En comparaison avec l’année en cours, le niveau global des investissements des entreprises et établissements publics n’a pas connu d’évolution significative. Il devra passer de 106,3 milliards de DH à 107,5 milliards. Une part importante de cette enveloppe sera dédiée au niveau local, dans le cadre de la mise en œuvre de la Régionalisation avancée.

Les membres de la Commission des Finances avaient interpellé le Ministre sur les mesures prévues pour la poursuite de l’implémentation de cette nouvelle architecture territoriale. Boussaid a rappelé les nouveaux mécanismes de financement des régions, notamment en termes de transfert d’une part des recettes de l’IS, de l’IR et de la taxe sur les contrats d’assurance. Cette part devra connaître une hausse l’année prochaine. Pour ce qui est de la participation de l’Etat, issue du Budget général, le montant global qui sera transféré aux régions, comme cela est prévu par le projet de loi de Finances, est de 2,5 milliards de DH.

Recrutement contractuel

Dans ses réponses devant les membres de la Commission des Finances de la Chambre des représentants, Mohamed Boussaid a insisté sur le caractère stratégique du recrutement par contrat, lancé dans l’Administration publique, ainsi que dans le secteur de l’Education nationale. Pour le Ministre des Finances, cette logique favorise une flexibilité du recrutement en fonction des besoins. Il a rappelé qu’entre 2017 et 2018, le nombre des recrutements s’élève à 100.000 personnes, dont 55.000 via des contrats. Face aux critiques des députés quant aux compétences des nouvelles recrues, notamment au niveau du secteur éducatif, Boussaid a rappelé que cette catégorie bénéficie d’une formation avant l’affectation, afin de renforcer ses compétences.

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