Dossier Spécial

Marche Verte/16 octobre 1975 - Deux en un: Un avis et un discours d’anthologie

Par L'Economiste | Edition N°:5141 Le 03/11/2017 | Partager
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«Elle reconnaît l’existance de liens juridiques d’allégeance entre les Rois du Maroc et les populations du Sahara». C’est l’unique phrase que Hassan II s’autorisera en français dans son discours du 16 octobre 1975.
Le «Elle» renvoie à la Cour internationale de justice de La Haye qui confortera le même jour le Maroc dans ses positions en rendant son célèbre avis consultatif. Ce verdict était le fruit d’un intense lobbying de la diplomatie marocaine. Celle-ci va multiplier les critiques à l’égard du processus de décolonisation décidé par Madrid.

Une estocade était même portée à New York lorsque le chargé d’affaires de la délégation marocaine aux Nations unies, Mohamed Salah Zaimi, remet au Secrétaire général, Kurt Waldheim, une communication critiquant la décision espagnole de se dégager le plus rapidement possible de ses possessions sahariennes.

«Le gouvernement espagnol crée, de toute évidence, une situation équivoque et un climat de confusion», déclare la note, qui reproche à Madrid de perturber le processus de décolonisation engagé sous l’égide de l’ONU et qui comportait, à la requête du Maroc, une demande d’avis à la Cour internationale de justice. Pour Feu Hassan II, il n’y avait plus de temps à perdre après l’avis de La Haye.
«Il ne nous reste cher peuple qu’une seule chose. Nous devons accomplir une Marche verte du nord du Maroc à son sud et son est à son ouest», lancera-t-il dans son célèbre discours.

 

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