Tribune

Pourquoi le bonheur au travail et que signifie-t-il?

Par Hamid BOUIDAR | Edition N°:5140 Le 02/11/2017 | Partager

Ingénieur en électrotechnique, diplômé en économie et en management d’entreprise, Hamid Bouidar a assumé des charges de directions générales au sein du groupe ONA-SNI (Cosumar, Centrale Laitière, Brasseries du Maroc…). Il a exercé des fonctions similaires en Algérie auprès du partenaire local de Coca-Cola. Il enseigne toujours à l’ISCAE, HEM et l’ISTB. Il accompagne aussi des entreprises souhaitant lancer un redéploiement stratégique. Il est conseiller à la présidence du groupe Koutoubia (Ph. F. Al Nasser)

L’importance du rôle humain dans la création d’avantage compétitif pour l’entreprise n’est plus à prouver. Par contre, il est opportun de savoir de quelle manière, et sous quelles conditions, cet humain va-t-il se mobiliser pour son entreprise.

La première réponse que nous pouvons faire à la question posée ci-avant,  semble simple, car elle se résume au fait que l’humain donnera le maximum de lui-même quand il aura satisfait au besoin de s’accomplir, et réussi la réalisation de soi, ce qui correspond au dernier niveau de la pyramide de Maslow.

Cela aboutit généralement à un résultat bien plus que satisfaisant. Cependant, il ne faut pas se contenter de cela, car nous pouvons arriver à beaucoup plus. La seconde réponse traite de la plénitude mue en un gisement de force d’engagement sans fond. Ce serait euphorique, avec la symbiose entre les objectifs de l’entreprise et ceux de l’humain. Nous abordons-là le mystère du bonheur et du bien-être au travail, entraînant l’engagement le plus accompli possible.

Partons du constat que, consciemment ou inconsciemment, le personnel fait toujours des choix, et décide de quelle part de lui-même va-t-il investir dans son travail. Certainement, ce sera selon les opportunités qui lui sont données, qu’il mettra en œuvre l’une des quatre parties de sa nature.

Les quatre parties en question, ont été évoquées, pour la première fois par Stephen Covey, dans un ouvrage sublime «La 8° habitude», et il s’agit du corps, du mental, du cœur et de l'esprit. Dans ce cas-là, l’engagement maximum du personnel, tant recherché, ne peut s’obtenir que lorsqu’il investit concomitamment, dans son travail, les quatre parties de sa nature.

Nous serons, alors, en plein processus leadership. Et cela n’est possible que s’il atteigne la plénitude dans l’accomplissement d’un travail riche en défis à relever. Cela lui procurera du bonheur et il pourra alors, comme dit l’adage, renverser les montagnes et décrocher les étoiles.

Ceci dit, comment peut-on maintenant passer de ce qui est considéré comme utopique à la réalité? Comment passer d’un travail, considéré habituellement comme une charge, à un travail passionnant et même ludique, répondant aux huit conditions citées ci-avant? Bref, comment placer le bonheur au cœur du travail, à tout un chacun?

Huit conditions

Quelles sont les situations et les conditions nécessaires pour l’émergence du bonheur dans le travail. Il y a  huit pré-recquis à notre avis:
L’ambiance de travail est conviviale, avec un esprit d’équipe bien implanté et la liberté de parole, d’expression, et d’échange avec tout le reste du personnel.
La considération des personnes est de mise, ainsi que la reconnaissance des cas de réussite.
L’accès à toutes les informations portant sur le devenir et le fonctionnement de l’entreprise est autorisé, et même facilité.
Il y a adéquation entre son profil et le contenu du poste qui lui est affecté, avec une veille constante à cet équilibre, et redressement en cas de déséquilibre, par divers moyens y compris la mobilité interne.
Le développement humain est l’une des priorités absolues de l’entreprise, se traduisant, entre autres, par des programmes de formation devant aboutir à l’amélioration de la compétence professionnelle, et du savoir sous toutes ses formes.
La confrontation à des challenges, de toute nature, devient action assez courante, maintenant, intellectuellement,  une certaine pression d’excitation permanente.
La participation à l’effort de construction du futur de l’entreprise est effective, avec une contribution directe à l’élaboration de la planification stratégique, aux plans d’action y afférents et à leur mise en œuvre, par le biais de la budgétisation annuelle.
L’appréciation des bonnes performances réalisées est formalisée par l’octroi d’avantage matériel, déterminé selon le résultat de l’entreprise, et l’évaluation des personnes tels que mentionné ci-contre.

 

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