Economie

Environnement
Businessmen et universitaires s’impliquent

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4881 Le 21/10/2016 | Partager
La CGEM Fès veut mener le combat pour un climat sain
Plantation d’arbres, recherche et innovation… en priorité
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Les invités de la CGEM et l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah de Fès ont vivement apprécié les projets innovants réalisés par les étudiants et exposés à l’entrée de la salle de conférences. Ici, un prototype du projet Sol’R-Shemsy qui vise à développer et industrialiser un chauffe-eau solaire à tubes (Ph. YSA)

A Fès, opérateurs économiques et universitaires se mettent au travail pour créer une synergie autour de la COP22. Ainsi, les débats menés en pré-COP ont réuni, mercredi dernier, les adhérents de la CGEM Fès-Taza, le président de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah (USMBA) ainsi que les dirigeants de la ville.
D’emblée, Mohamed Berrada Rkhami, président de l’instance patronale, a planté le décor de ces deux journées, organisées sous le thème: «Innovation technologique au service de l’environnement, défis d’une région». Selon lui, «les engagements dans la lutte contre le changement climatique impliquent aujourd’hui une mobilisation de tous: gouvernement, entreprises, autorités locales, ONG et citoyens». Le combat pour un climat sain est un enjeu de société, chacun doit se l’approprier. D’ailleurs, le secteur privé a montré ces dernières années sa disposition à aller dans ce sens. «Nous croyons fermement que les entreprises privées ont une carte importante à jouer dans la lutte contre le changement climatique. Elles continuent à développer et à fournir des solutions innovantes et durables dans plusieurs secteurs, dont l’énergie, le transport, les villes durables, l’eau, les déchets…», renchérit Rkhami Berrada. Et de poursuivre: «Nous souhaitons voir les négociations de la COP22 donner plus de résultats concrets et comptons sur les universitaires pour une participation active dans les débats, mais aussi dans l’élaboration des conclusions et recommandations, afin de mettre en œuvre un plan d’action global de lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement». Un appel qui sera vite saisi par Omar Assobhei, président de l’USMBA, pour qui «les universitaires sont impliqués dans la recherche sur le développement durable et dans les préparatifs de la COP22». «Cet événement international est une consécration et une reconnaissance par la communauté internationale des actions prises par le Maroc dans la lutte contre les changements climatiques», ajoute le responsable de l’Université de Fès. Université qui a élaboré, à l’occasion de la COP de Marrakech, 7 initiatives destinées à sensibiliser les citoyens et les décideurs à la pressante nécessité de développer la science et d’échanger le savoir pour faire face aux conséquences des changements climatiques.
Y figurent notamment des projets d’innovation technologique réalisés par les étudiants et une opération de plantation de 1.000 arbres à Fès. Lancée sous le signe: «Planter des arbres pour le climat», cette action environnementale est menée en vue d’améliorer le paysage urbain et les abords de la ville et lui permettre de retrouver peu à peu verdure et propreté, des qualités dont se vantait jadis la population locale. Elle vise le maintien du couvert végétal et la valorisation du paysage urbain et périurbain, ainsi que la création de nouveaux espaces verts boisés autour des villes. En outre, tout au long de cette semaine, l’USMBA prévoit des opérations de valorisation du paysage urbain, des programmes d'éducation à l'environnement et des activités sportives, ludiques et sensorielles, mariant approches éducative et scientifique.
Ces initiatives ont été vivement applaudies par Marta Moya Diaz, représentante de la délégation de l’Union européenne, qui a, quant à elle, mis en avant l’importance de la thématique débattue. «Il ne faut pas oublier que le développement durable est intimement lié à l’implication des entreprises et à d’autres facteurs dont la pauvreté qui impacte négativement la gestion des ressources, appelant à sensibiliser davantage la jeunesse pour assurer une meilleure protection de l’environnement», conclut-elle.

Efforts communs

La pré-COP22, organisée les 19 et 20 octobre à Fès, a été une opportunité pour les décideurs publics et privés, la société civile, les établissements de formation et les chercheurs de présenter des visions stratégiques pour limiter les dommages du changement climatique. Pour Said Benhamida, 1er vice-maire, cela passe immanquablement par l'implication de l'Université dont la mission est de prévenir les effets négatifs de la technologie sur l’environnement. Précision également faite quant à l'indispensable synergie entre les différents intervenants et partenaires afin de mutualiser les efforts et ressources pour que les projets de développement durable puissent atteindre leurs objectifs. Enfin, trouver des nouvelles sources de financement pour l’innovation et intégrer celle-ci dans le cadre d’une vision nationale et sa déclinaison régionale et locale.

 

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