L'Edito

L'éditorial

Par | Edition N°:436 Le 04/02/1999 | Partager

M. Abdallah Saâf, ministre chargé de l'Enseignement Secondaire et Technique, a annoncé l'intention de son Ministère d'allouer des budgets annuels aux académies. Ces dernières doivent donc elles-mêmes définir au préalable leurs besoins. Ce qui est différent d'une définition faite par l'Administration centrale.
Les problèmes de l'enseignement sont multiples. Ils sont pédagogiques, relatifs aux programmes, et à la finalité même de l'enseignement. Mais l'un des aspects les plus importants de la problématique de l'enseignement au Maroc est d'abord organisationnel. Il est tout simplement difficile, voire impossible, de prétendre maîtriser cette énorme machine à partir de la capitale.

A plus forte raison, il est impossible de prétendre rectifier ou améliorer son fonctionnement. La déconcentration budgétaire, dans l'esprit du ministre, ne peut être qu'un premier pas. Il faudra pousser la logique plus loin et aller jusqu'à la décentralisation. Il faudrait ériger les académies en entités autonomes, ayant la charge de gérer l'enseignement dans leurs régions respectives.
L'académie est le cadre le plus approprié pour définir les besoins, fixer les programmes, gérer le personnel et, en définitive, offrir le service public le plus approprié. Le rôle de l'Administration centrale sera alors un rôle d'impulsion, de coordination et de contrôle.
Cependant, cette grande réforme organisationnelle ne devra pas s'arrêter au niveau du secondaire, mais inclure aussi le primaire.

Abdelmounaïm DILAMI



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