L'Edito

L'éditorial

Par | Edition N°:150 Le 20/10/1994 | Partager

Peut-être sera-t-il de bon ton, dans quelques semaines ou dans quelques mois, de faire assaut d'imagination pour critiquer l'actuel gouvernement.

Ce serait regrettable, car l'équipe gouvernementale sortante n'a pas démérité, au contraire.

Certes, il y a eu les fantaisies budgétaires à demi rattrapées aujourd'hui. Mais il y a à porter à l'actif du gouvernement sortant la mise en forme du projet pour la généralisation de l'assurance-maladie, la reprise des travaux sur les zones industrielles, l'élimination des tabous en matière de politique agricole, le redressement de la politique énergétique, spécialement pour l'électricité, et surtout le travail de fond sur la privatisation.

C'est à travers celle-ci que peut le mieux se mesurer le résultat quantitatif puisque les objectifs, pourtant singulièrement forcés, sont atteints.

Mais au travers de l'action gouvernementale dans la privatisation se mesure autre chose. C'est en effet sur les privatisations que les batailles bien que feutrées ont été les plus rudes.

Il ne s'agissait pas de batailles idéologiques, mais de simples et puissants freins aux changements, les mêmes freins que l'on a retrouvés à des degrés moindres sur les autres dossiers.

Sans cette étape, le prochain gouvernement serait parti très handicapé. Sur les choix politiques se seraient ajoutées les diffuses et indiscernables résistances, qui ont le don de transformer un débat net et simple en un mélange inextricable d'influences, d'alliances et de rivalités.

L'actuel gouvernement a préparé le terrain au suivant, avec un dévouement d'autant plus remarquable qu'il était d'avance destiné à s'effacer.

Abdelmounaïm DILAMI

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