L'Edito

Durable

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5128 Le 17/10/2017 | Partager
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Un(e) ministre qui s’exprime, sans langue de bois, et qui a de la suite dans les idées... ça existe. Et pour lever tout soupçon de haine atavique contre son parti, l’auteur de ces lignes prendra d’emblée soin de préciser que Nezha El Ouafi est du PJD.

Ces qualités ne sont pourtant pas perceptibles de prime abord. Elles butent sur la contrainte du poids politique réel des secrétariats d’Etat. Un questionnement lancinant et pas seulement au Maroc. Ces départements ont-ils les moyens de leurs ambitions ou servent-ils simplement de faire-valoir pour leurs ministres seniors?

Dans le cas d’espèce, il faut très vite pouvoir se rassurer avec les premiers effets du plan d’action décliné par la ministre. Pour le dire autrement,  le développement durable devrait être un point cardinal de ce quinquennat. Idéalement à travers des résultats rapides. Sur le développement durable, il existe une telle inflation de messages que l’opinion publique n’arrive plus à distinguer entre le programme crédible et la com bonimenteuse.

Combien sommes-nous à faire confiance aux collectivités locales pour faire face aux enjeux du développement durable. Il aura fallu une loi pour forcer le zéro mika et l’environnement ne commence à s’officialiser en sujet sérieux au Parlement que depuis quelques années seulement.
En attendant que les villes mettent difficilement l’écologie à leur agenda, c’est l’un des sujets où le changement doit être forcé. Malheureusement ce changement fleurit sur les terreaux des grandes crises. En cherchant bien, il y en a sans doute à la pelle, dans l’air que nous respirons, les eaux rares que nous gaspillons, les ressources que nous détruisons.

 

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