L'Edito

Cible

Par | Edition N°:868 Le 06/10/2000 | Partager

Le Sistep, salon de la sous-traitance monté par la Bourse du même nom, est un moment important de la vie industrielle marocaine. C’est un rassemblement d’opportunités. C’est une fenêtre sur l’extérieur comme sur le tissu productif local. C’est un tremplin pour les PME qui ne peuvent pas ou ne savent pas communiquer pour développer leurs affaires...Mais en ces moments politiquement difficiles pour les entreprises, c’est aussi l’occasion de montrer combien il est dangereux de dénigrer les entrepreneurs. Or, c’est ce qui est en train de se produire. Parce qu’une certaine catégorie d’entreprises ne paye pas les impôts, ne verse pas les cotisations sociales, ne respecte pas les normes techniques... Toutes les entreprises sont mises dans un même sac d’infamies.De quoi l’Etat vivrait-il si réellement il n’y avait personne pour financer les salaires des fonctionnaires, payer les dettes publiques...? Les recettes du budget ne tombent pas du ciel. Elles viennent des entreprises et des personnes qui payent leurs impôts.Pourquoi les médias officiels et officieux font-ils mine de comprendre que la lutte contre les rentes, souhaitée pour SM le Roi, veut dire qu’il faut mettre en accusation toutes les entreprises?Réfléchissons un peu. Qui sont les premières victimes des entreprises qui vivent de rentes ou ne payent pas leurs impôts? Ce sont les autres entreprises. Ces dernières ont en face d’elles des compétiteurs qui leur font une concurrence déloyale. Cela ressort nettement au Sistep. Et qui est responsable de la loyauté de la concurrence? L’Etat, garant du droit. Arrêtons de nous tromper de cible et, au lieu de les dénigrer, soutenons aussi fort que possible nos bonnes entreprises. Il y va de l’avenir du pays.Nadia SALAH

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