L'Edito

Cause

Par Mohamed BENABID| Edition N°:5116 Le 29/09/2017 | Partager
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Les tracas du TIR fendent le masque rassurant de l’intégration économique mondiale. En théorie, il y a sans doute de belles histoires à raconter.  Nos chaînes de valeur sont étroitement liées à celles de nos voisins de l’UE, et le démêlage serait probablement très coûteux et peut-être pas que pour le Maroc.

La plupart des modèles économiques montrent que le voisinage géographique est un déterminant majeur du commerce international et des espaces régionaux les plus compétitifs. Le hub TangerMed/Algésiras qui fonctionne sur un mode complémentarité/concurrence a bien compris ces enjeux en faisant le pari d’une organisation en réseau pour attirer investissements et marchandises. En dépit d’une Europe qui n’a pas levé toutes ses barrières non tarifaires, il y a là un exemple concret de connectivité qui est arrivé jusque-là à transcender les frontières.

De temps à autre cependant, quelques soubresauts viennent rappeler que l’ensemble des parties prenantes n’ont pas réglé leur montre à l’heure des nouveaux défis, qu’il subsiste malgré tout une asymétrie de moyens entre opérateurs du nord et ceux du sud, que l’Europe est très soucieuse de ses frontières extérieures, y compris pour les marchandises. En réalité, on touche ici aux limites des promesses de convergence avec l’UE.

Vraisemblablement un mythe lorsqu’elles sont rapportées aux questions terre à terre des «visas» exigés pour les transporteurs nationaux. Dans pareilles circonstances, il est indispensable que les entreprises marocaines puissent disposer de voies de recours et de la réactivité politique nécessaires. Or, justement, l’impression chez les opérateurs du TIR aujourd’hui est que leur cause n’est pas suffisamment défendue par le gouvernement. Peut-être même pas entendue.

 

 

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