L'Edito

Casablanca

Par | Edition N°:878 Le 20/10/2000 | Partager

Casablanca va mal. Le schéma décentralisé qui gouverne cette ville s'avère inadapté. Il serait temps de le revoir de fond en comble, dans le sens de l'ef-ficacité. Casablanca est une ville sale, une ville polluée, qui ne maîtrise plus sa circulation, une ville où les problèmes de sécurité prennent des proportions dangereuses. Comment continuer dans ces conditions à compter sur elle pour faire le développement du pays comme elle l'a toujours fait.Pourtant, Casablanca est une ville riche; c'est le poumon économique du Royaume.Les Casablancais sont des gens dynamiques et entreprenants.Les municipalités de Casablanca ont les moyens de bien gérer la ville, mais elles ne le font pas ou n'y arrivent pas.Si la situation continue à se dégrader ainsi, une grande partie de l'économie du Maroc se trouvera menacée. Mais est-ce que les élus locaux sont conscients des enjeux? La manière dont s'est déroulée l'élection à la présidence de la Communauté Urbaine de Casablanca n'est pas rassurante. En fait, tout dénote que les élus ne font pas le lien entre électeurs et administrés. Pour eux, nous sommes des administrés tout juste bons à payer toutes sortes d'impôt et taxe. Un tel laisser-aller ne peut durer. Le sort de Casablanca doit être une affaire nationale. Si les élus n'arrivent pas à gérer la ville, cela veut dire qu'il y a un problème au niveau organisationnel. S'il faut mettre de côté la décentralisation pour sauver la ville, il n'y a pas à hésiter. Après tout, une ville comme Paris doit son organisation à 150 ans de statut particulier. En tout état de cause, l'évolution actuelle est dangereuse. Une réflexion sur l'organisation administrative de la ville s'impose.Abdelmounaïm DILAMI

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