fermer
Accueil

L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

mercredi 03 septembre 2014,
En cours de chargement ...
Votre newsletter

Un plan d'action pour la protection de l'environnement

   
. Trois projets de loi votés au Parlement pour combler le vide juridique dans le domaine. Il s'agit de lois sur la protection de l'environnement, de l'air et les études d'impact environnemental. Une commission sera créée pour faire avancer l'action du gouvernement sur ce chantier L'arsenal juridique pour la préservation de l'environnement se met en place. En tout cas, il semble y avoir une volonté du gouvernement d'activer ce chantier si l'on en juge d'après l'adoption au Parlement de trois projets de loi portant sur la protection de l'environnement, l'air et les études d'impact environnemental. Ces outils juridiques doivent orienter le travail du gouvernement dans le domaine de l'environnement. Par l'adoption de projets de lutte contre la pollution de l'air et la préservation de l'environnement, le législateur marocain espère combler le vide juridique qui persiste dans ce domaine. Sur le plan juridique, une commission de contrôle et de protection de l'environnement sera prochainement créée. Composée de différents départements ministériels, la commission aura pour rôle d'introduire les préoccupations environnementales dans les différentes stratégies de développement économique et social. La commission aura aussi pour mission d'adapter les dispositions relatives aux conventions internationales à la législation marocaine.Le premier projet de loi permettra la création des observatoires régionaux. Objectif: préparer des études et donner des avis sur les projets d'investissement et leur respect de l'environnement.Les incitations financières et économiques sont là pour donner un coup de pouce aux opérateurs économiques. Il a été décidé la création d'un fonds national de l'environnement. Son objectif consiste à mettre en place les instruments de financement pour des projets considérés pilotes et exemplaires en matière de préservation de l'environnement. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'instrument incitatif et financier FODEP qui est destiné à encourager les opérateurs économiques à agir pour la protection de l'environnement contre les déchets industriels et énergétiques.Le deuxième projet de loi est relatif à la lutte contre la pollution de l'air. Il vise la mise en place d'un réseau de surveillance et de suivi de l'état de la pollution dans les principales villes marocaines. Pour faire aboutir ce projet, une commission de coordination des actions dans le domaine sera créée. Figure dans cette commission plusieurs acteurs, à savoir départements interministériels, collectivités locales et instituts de recherches. «Même le secteur privé est appelé à jouer un rôle important dans la préservation de l'environnement et cela en coordination avec les autorités gouvernementales», a précisé M'hammed El Morabit, secrétaire général du département en charge de l'environnement, lors d'une conférence de presse tenue à Rabat la semaine dernière et consacrée à la valorisation des dispositions de la nouvelle législation. Selon El Morabit, le partenariat public/privé est primordial dans la stratégie nationale de l'environnement et la réalisation des objectifs de développement durable.Sur le plan de la communication, le secrétariat d'Etat à l'Environnement compte mettre en place des kiosques verts pour la sensibilisation et l'éducation aux questions relatives à l'environnement. «Le but est de généraliser la culture environnementale dans les programmes d'éducation», souligne El Morabit.
Jeunes reporters

La Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement a participé activement à l'organisation du programme «jeunes reporters pour l'environnement», qui s'est déroulé du 23 au 26 janvier dernier au Maroc.Cette campagne d'éducation à l'environnement à dimension internationale était destinée principalement à des lycéens afin de réaliser des enquêtes sur les problèmes d'environnement dans leur région. A noter que la Fondation est un membre de la Fondation internationale pour l'éducation de l'environnement depuis juillet 2002.Nabil BOUBRAHIMI