Culture

Un nouveau centre culturel privé à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:3355 Le 06/09/2010 | Partager

. Une école et un théâtre de 600 places réunis en un même lieu . Restaurant, boutique, galerie d’art et studio d’enregistrement . Montant de l’investissement: 55 millions de DH Piano, violon, guitare, basse, batterie, danse classique, percussions, chorale, théâtre, dessin, peinture, photo, fitness, yoga… Le public casablancais n’aura que l’embarras du choix…Plus d’une trentaine d’activités artistiques et sportives seront enseignées dès octobre au tout nouveau «studio des Arts vivants», dont les travaux de construction viennent de s’achever sur la route d’Azemmour, à Aïn Diab, à Casablanca. Etalé sur une superficie de 3.000 m2, le studio des Arts vivants abritera une école, mais aussi un théâtre de 600 places, une galerie d’art, un restaurant, ainsi qu’une boutique et un studio d’enregistrement. Une grande salle sera consacrée au «wellness», avec des séances de fitness, yoga, body combat… Les amateurs de danse auront à leur disposition deux grands studios. Neuf salles seront dédiées au chant, à la musique et l’art dramatique. Les artistes auront aussi des coulisses et des loges pour se changer. L’initiateur du projet est Fihr Kettani, un passionné de musique et de chant, issu d’une famille qui opère dans l’industrie depuis des décennies. Après plusieurs années passées aux Etats-Unis et en France, l’idée lui vient de fonder sa propre école des arts de la scène. Il lui faudra plusieurs années de réflexion pour faire aboutir son rêve. Aujourd’hui, sa fierté est d’avoir réussi à réunir école et théâtre en un même lieu. «Le théâtre sera la scène de toutes les expérimentations artistiques. Les élèves, quel que soit leur âge et leur niveau, pourront s’exprimer sur scène, se produire, réaliser des performances individuelles ou collectives, devant leurs parents et amis, dans un objectif d’épanouissement personnel», assure-t-il. Les 24, 25 et 26 septembre, des journées portes ouvertes sont prévues, en présence de tous les acteurs du projet. Ce sera l’occasion de découvrir l’endroit et d’assister aux différentes démonstrations et performances qui seront présentées par les professeurs. Au théâtre, promet Kettani, une programmation diversifiée sera proposée, grâce à la collaboration avec Geneviève Dichamp, qui est directrice artistique du théâtre de St-Germain et organisatrice des Molières à Paris. Ainsi, de grands succès de la scène parisienne apporteront un souffle nouveau à la scène casablancaise. Sketches humoristiques, comédies et spectacles pour enfants… Il y en aura pour tous les goûts. Pour les 3 à 6 ans, l’école comportera un «Petit Studio» d’éveil artistique et sensoriel, incluant chant, musique, danse, contes, arts plastiques, théâtre et gym. Cet éveil permettra d’initier et d’orienter ensuite les enfants vers leurs disciplines préférées. Les professeurs et artistes viendront pour la plupart d’Europe. Citons entre autres le chanteur Nollane, qui sera directeur artistique et pédagogique du centre. L’acteur et scénariste David Barrouk sera pour sa part responsable de l’atelier théâtre. Le musicologue Vincent Gestermann a été nommé responsable des ateliers piano et violon. Le coach et préparateur sportif Brian Pasquenet prendra la charge du volet wellness. Les ateliers batterie, percussions, guitare et basse ont été confiés aux musiciens Joël Pellegrini et Jean-Marc de Giovanni. L’atelier danse sera encadré par Liviu Apetroaie, un danseur classique étoile. Yasmina Bennani, passionnée de petite enfance et fondatrice de la crèche «Le Petit Train» à Casablanca, veillera à la bonne marche du Petit Studio. Enfin, Corinne Troisi, comédienne, réalisatrice, décoratrice de théâtre et artiste plasticienne, supervisera l’atelier arts plastiques. Ils apporteront des méthodes pédagogiques modernes. Comme par exemple celles de l’Actor’s Studio et de Stanislavski pour le théâtre, celle de Richard Cross pour le chant, la méthode Pierrot pour la batterie, la méthode Les Mills… Ce nouveau centre culturel privé ouvrira ses portes en plusieurs étapes, d’octobre à décembre. C’est l’école qui ouvrira ses portes en premier car les cours démarreront dès la première semaine d’octobre. Le théâtre, la galerie d’art et le restaurant seront opérationnels les semaines qui suivent. Le montant de l’investissement est de 55 millions de DH, foncier compris. Un endettement de 20 millions a été nécessaire, le reste a été apporté en fonds propres. Pour ce qui est des tarifs des cours, la fourchette est large, tout dépend de la discipline enseignée. Pour les activités les moins chères, le tarif est de 950 DH par trimestre. Pour les plus chères, comme les cours de théâtre par exemple, il faudra compter environ 3.500 DH le trimestre.Nadia BELKHAYAT

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