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samedi 20 décembre 2014,
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Santé: Le ministère réorganise les mutations internes

   
. Il vient de publier une circulaire régissant ces mouvements. Il s’agit d’un point du dossier revendicatif du personnel médical et paramédical
Le ministère de la Santé revoit son système de mutation interne, répondant ainsi à une des revendications du personnel médical et paramédical. Le département de Biadillah a publié le 26 mars une circulaire qu’il a envoyée à ses délégués régionaux implantés dans les provinces et préfectures. “Nous avons mis en place ce système en concertation avec les syndicats. Nous avons pris en compte les amendements qu’ils ont apportés à la première mouture de la circulaire”, note un responsable du ministère. Ainsi, à compter du 1er juillet, cette opération démarre. Elle concernera les médecins généralistes et le personnel paramédical, en fonction du nombre des postes vacants. Les médecins spécialistes, eux, devront attendre la fin de l’année universitaire et l’arrivée des nouvelles promotions. Pour ce qui est des demandes de mutation formulées par les cadres administratifs et techniques, chaque cas sera étudié à part, précise la circulaire. Par ailleurs, les changements motivés par les besoins de la bonne marche de l’administration ne sont pas pris en compte. Pour ce qui est des mutations par un couple marié, les intéressés doivent déposer chacun de son côté une demande dans ce sens. La mutation n’interviendra que si elle répond aux exigences des deux. En cas de désistement, le fonctionnaire doit faire part de sa décision à son supérieur hiérarchique avant le 15 mai. Passé ce délai, la mutation sera obligatoire si la première demande a été acceptée.Concernant les permutations, les demandeurs doivent appartenir à la même catégorie et dans certains cas, même spécialité. Pour le regroupement familial, la demande doit être accompagnée d’une copie de l’acte de mariage et d’un certificat de travail de l’époux.Pour plus d’équité, l’attribution des postes vacants sera effectuée à partir d’un système de notation des candidats en fonction de trois critères. Il s’agit notamment de l’ancienneté dans l’administration (1 point pour chaque année complète de travail), l’ancienneté dans le poste (1 point pour chaque année complète de travail en milieu urbain contre 2 en milieu rural) ainsi que l’ancienneté au travail. Les points varient de 0,5 à 3 points, en fonction des régions où le candidat exerce. Sont concernés par cette vague, les médecins et le personnel paramédical qui ont cumulé, au 30 juin, au moins deux ans de travail dans le même poste. Les candidats peuvent indiquer trois endroits de leur choix. Ils doivent formuler leurs demandes entre le 15 avril et le 15 mai de chaque année. Les résultats définitifs seront affichés fin juillet au niveau des délégations régionales.Pour rappel, les demandes de mutation ont totalisé, en 2004, 809 dont 652 formulées par des médecins généralistes et 157 par les spécialistes. Le regroupement familial en totalise 207, dont 14 spécialistes. “Entre 50 à 70% des candidats demandent d’être mutés autour de l’axe Casablanca/Rabat”, est-il précisé.
180 centres de soins fermés

A fin 2003, le Maroc comptait 9.268 médecins intégrés dans la fonction publique dont la plupart sont concentrés dans la seule région Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. A titre d’exemple, 33% des spécialistes sont implantés dans cette zone contre 16% au niveau de 8 régions. Cette concentration contribue à la marginalisation de certaines régions. Actuellement, 260 formations de soins de base sont fermées par manque de personnel. En 2004, le ministère a pu faire fonctionner 180 centres fermés grâce à des affectations par domiciliation de poste budgétaire. En d’autres termes, si le nouveau recru ne regagne pas son poste, il ne sera pas payé.Nadia DREF