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vendredi 19 septembre 2014,
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Premier congrès/expositions télécom & réseaux : Comment un bâtiment devient intelligent

   

Les diverses formes de communication au sein d'un bâtiment (téléphone, fax, transmission de données, vidéotex.

.) ont poussé les ingénieurs à penser un réseau global de communication.

Au sein des bâtiments, les besoins en communication deviennent de plus en plus importants. Parfois, ils se développent de manière anachronique en multipliant dans un site un réseau de câblage pour la partie informatique, un autre pour la partie téléphonique et enfin un troisième pour la partie audiovisuelle. La multitude et la diversité de ces types de câblage et de réseaux ont poussé les ingénieurs à se pencher sur un nouveau type de câblage permettant de réunir tous ces modes d'informations sur un même réseau.

Plusieurs niveaux de communication

Le bâtiment intelligent est une terminologie pour désigner un bâtiment qui intègre tous les systèmes et moyens de communication. L'intelligence au bâtiment est généralement apportée par le biais d'un câblage universel pour résoudre les problèmes de réseau pour voix, données et images. Il permet la gestion de serveurs de bases de données et d'interfaces permettant l'échange d'informations entre les systèmes du bâtiment et la mise en place d'outils de gestion de ses réseaux.

Les matériaux utilisés sont classés selon trois couches OSI (Open System Interconnection) principales sur sept au total. La première concerne le câble, qu'il soit en cuivre ou en fibre optique et les répartiteurs. Le plus utilisé est le câble torsadé qui permet d'élever le débit et d'éliminer les effets de contamination. Il est également normalisé et permet la transmission de données provenant de différents systèmes informatiques. Le débit des câbles torsadés est de 150
Mbits/seconde.
Les réseaux en fibres optiques sont utilisés lorsque la communication nécessite de très hauts débits, et des besoins pour la vidéo-conférence se font ressentir.
La seconde couche comporte les cartes-adaptateurs, ponts qui rendent la compatibilité possible entre les systèmes et autres hubs. Ces derniers équipements permettent de relier plusieurs adaptateurs à une même sortie.

La dernière couche englobe l'interconnexion des réseaux avec filtrages des protocoles à l'aide de routeurs ou intégrateurs. Ce sont des serveurs de bases de données et interfaces qui permettent l'échange d'informations entre les systèmes de bâtiment.

Dans le cadre du premier congrès/exposition télécoms & réseaux, organisé les 24 et 25 novembre dernier, un exposé a porté sur "les services applicatifs des réseaux hauts débits de l'image au multimédia". M. Thierry Zteppacher, consultant et project manager de la société Zschokke, a construit ces exposés autour d'une importante réalisation bancaire: la construction du Centre Administratif Bancaire de Lausanne regroupant des banques régionales.

Ce bâtiment, d'une surface de bureaux d'environ 30.000m2 pouvant réunir jusqu'à 1.200 collaborateurs, est d'autre part lié avec différents autres bâtiments, qu'ils soient administratifs ou agences avec guichets.

La mise en oeuvre de l'intelligence dans ce bâtiment avait comme objectifs l'établissement de moyens de communication entre les utilisateurs et les systèmes du bâtiment. Elle a visé également la décentralisation des postes de travail, d'administration, d'exploitation ou de surveillance.

Des services en plus

Enfin, elle s'est attachée à créer de nouveaux services pour les usagers et les exploitants. L'intégration des services de communication au réseau permet la gestion du répertoire (coordonnées téléphoniques, fax, télex, messageries.

.), la composition automatique du numéro de téléphone depuis le poste bureautique ou depuis l'annuaire avec vérification des droits d'accès. Ces services offrent la possibilité également de programmation du renvoi des appels en cas d'absence du collaborateur et la transmission de pages de texte pouvant comporter des instructions.

L'action sur l'environnement a été facilitée par la visualisation et la modification de certains équipements depuis le poste de travail, par la réservation d'un local (salle de réunions) et par la planification des réunions.
Par ailleurs, la gestion assistée par ordinateur offre la possibilité de l'envoi depuis l'intégrateur vers le système de gestion administrative centralisée d'information sur les coûts d'exploitation.
La gestion de la maintenance permet à un utilisateur final de demander une maintenance (préventive, dysfonctionnelle, panne) et l'envoi depuis le programme de gestion de la maintenance de ressources. Par ailleurs, la gestion administrative du bâtiment, du mobilier, des équipements et de la maintenance est désormais assistée par ordinateur.

Enfin, le multimédia ne s'est pas encore généralisé, mais deviendra bientôt indispensable pour assurer la formation du personnel, son information, la vidéo conférence et la consultation d'archives.

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L.T