Economie

Plan Emergence : Chami tient sa définition de la PME

Par L'Economiste | Edition N°:3464 Le 10/02/2011 | Partager
De 3 à 175 millions de DH de chiffre d’affaires
Enjeu: L’éligibilité aux fonds d’accompagnement
Prévisions revues pour le textile: 20 à 30.000 emplois en 2015

Le pacte national pour l’émergence industrielle (PNEI) est en bonne marche. C’est du moins ce que soutient le ministre de l’Industrie qui présentait le bilan partiel du PNEI aux opérateurs casablancais à l’occasion des journées régionales de l’industrie. La principale avancée est l’élargissement du champ d’aide aux PME et la clarification officielle de la définition de la PME. «En accord avec le ministère des Finances, nous avons convenu qu’une PME est une entreprise dont le chiffre d’affaires se situe entre 3 et 175 millions de DH», révèle Ahmed Reda Chami. La deuxième édition des journées régionales de l’industrie s’est tenue le 8 février au Parc industrielle de Bouskoura.
L’un des principaux chantiers du pacte est la formation. Le gouvernement essaye de mettre en place des dispositifs pour pallier à l’inadéquation entre la formation et le marché du travail. Ainsi, «en coopération avec les universités et l’OFPPT, les établissements d’enseignement ont intégré dès la rentrée de septembre 2010, les besoins créés par le PNEI», explique Chami. Le Maroc doit rester en éveil par rapport au changement de tendance au niveau mondial. «Nous prévoyons désormais la création de 20.000 à 30.000 emplois dans le textile à l’horizon 2015, contre 6.000 annoncés initialement, grâce au recentrage de la Chine sur son marché intérieur», souligne Chami. Mais est ce que le Maroc pourra réellement saisir cette opportunité?
Par ailleurs, l’Etat a initié la création d’instituts spécialisés de la formation. Ceux-ci sont financés par le Trésor mais gérés par l’association professionnelle du secteur. Quatre instituts dispenseront une formation dans les métiers de l’automobile (deux à Tanger, un à Kénitra et à Casablanca).
L’aéronautique bénéficiera également d’un centre de formation d’ici avril 2011. Situé à Nouacer, il sera géré par le groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas). En attendant, des fonds d’aide à la formation dans le secteur automobile, aéronautique, offshoring et électronique sont disponibles.
En termes de financement, les PME trouvent toujours beaucoup de difficultés à convaincre leurs banquiers, constatent les opérateurs, qui interpellent le ministre au passage. «Les banques sont bien plus à l’écoute des PME, mais il y a toujours un travail à faire au niveau des garanties», répond Chami. Ainsi, l’Etat avait décidé d’octroyer 1 milliard de DH pour contribuer à la création de fonds public-privé qui investiront dans des entreprises. En 2010, 350 millions de DH ont été débloqués en partenariat avec deux opérateurs privés: Attijari Invest et Maroc Invest. Ces organismes ont obtenu 175 millions de DH en subvention de la part de l’Etat et ont apporté 500 millions de DH de ressource financière.
Au total, «ce sont 850 millions de DH qui sont disponibles pour investir dans des PME», affirme Chami. L’Etat a aussi demandé un taux de retour sur investissement inférieur à celui des fonds d’investissement privé pour les encourager à soutenir les PME.
Le bilan a par ailleurs porté sur l’état d’avancement des programmes d’accompagnement. Le premier est «Imtiaz». Il accorde un financement à hauteur de 20% avec un plafond de 5 millions de DH. Aujourd’hui, ce sont 33 contrats de croissance qui sont signés dans ce cadre, soit un investissement total de 666 millions de DH dont 113 ont été apportés par l’Etat.
Ceci a permi la création de 1964 nouveaux emplois. Le deuxième est «Mousanada», un programme d’accompagnement visant à améliorer la compétitivité des entreprises. Ce programme enregistre une faible adhésion de la part des PME, seulement 240 bénéficiaires parmi 650 dossiers instruits.

IL. B.

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