Economie

Petits taxis/prime à la casse: Jusqu’à 50.000 DH de subvention

Par L'Economiste | Edition N°:3413 Le 29/11/2010 | Partager

. Un budget de 200 millions de DH, dont 150 pour le seul Grand Casablanca . L’opération cible 4.200 taxis sur un parc de plus de 8.000 C’est parti pour l’opération de renouvellement du parc de petits taxis. La wilaya du Grand Casablanca a donné, vendredi 26 novembre, le coup d’envoi officiel de l’opération. Un dispositif ciblant 4.200 petits taxis sur les 8.170 que compte exactement la métropole. Prévu par la loi de Finances 2008, le fonds de soutien à la réforme du transport par petits taxis est doté d’une enveloppe globale de 200 millions de DH, dont 150 millions de DH pour le seul Grand Casablanca. Mais ce démarrage a été retardé dans le circuit de l’élaboration des procédures administratives nécessaires. Le programme de renouvellement a pour objectif d’offrir aux 600.000 à 700.000 usagers quotidiens un service de qualité et de confort, d’améliorer les revenus des exploitants notamment en termes d’économie de carburant et d’entretien. D’ailleurs, un service après-vente spécifique a été négocié par les services concernés avec l’ensemble des concessionnaires de voitures. L’opération a également pour objectif de rendre ce service compétitif par rapport à l’arrivée prochaine du tramway mais aussi du transport par bus, en cours de restructuration. Le renouvellement du parc de taxis vise également la réduction des émissions des gaz à effet de serre, car les véhicules circulent à longueur de journée.Pour l’heure, l’opération de renouvellement des véhicules ne concerne que les petits taxis. Quant aux grands taxis, aucun accord n’a encore été trouvé avec les exploitants. La question du choix de la marque de véhicule constitue l’obstacle majeur. Les professionnels, qui ne veulent pas se départir de leurs vieilles Mercedes, réclament une dérogation spéciale pour pouvoir importer des véhicules de la même marque, au lieu de choisir une des marques proposées sur le marché local. En clair, le montant de la prime pour le renouvellement du taxi s’élève à 30% du prix du véhicule et peut atteindre un plafond de 35.000 DH. Un montant versé directement aux concessionnaires de voitures. La subvention peut être assortie d’une prime à la casse de 15.000 DH lorsque le professionnel du taxi remet son véhicule, souvent à l’état d’épave, à la disposition de l’administration. Le véhicule est ensuite retiré définitivement de la circulation par un casseur agréé. En plus de la manne de 50.000 DH, le bénéficiaire peut récupérer 7% de TVA sur les véhicules montés localement et 20% sur ceux importés. Soit un montant variant entre 7.000 et 12.000 DH. Selon les initiateurs du programme, l’on s’attend «à une grande affluence pour tirer le maximum de la subvention car les exploitants ne pourront pas vendre leurs véhicules à un prix intéressant d’autant plus que le marché de l’occasion est vite saturé».Sur le plan procédural, les professionnels intéressés par la subvention peuvent télécharger le dossier de demande à partir du site internet de la ville de Casablanca (www.casablanca.ma). La subvention concerne toutes marques de véhicules. Toutefois, ces derniers doivent être conformes à un cahier des charges, mis en place par les autorités de tutelle, fixant les caractéristiques techniques, de confort et d’équipements des véhicules. Par ailleurs, le programme concerne uniquement les véhicules âgés de cinq ans et qui ont servi comme petit taxi pendant au moins trois ans.«L’opération de renouvellement du parc de taxis s’inscrit dans une stratégie globale, entamée il y a trois ans», affirme-t-on auprès de la tutelle. Sur le terrain, difficile de remarquer une amélioration. Difficile aussi d’éponger un passif de 50 ans, pour lequel rien n’a été fait. Les problèmes de taxis sont plus apparents à Casablanca en raison de l’étendue de son parc de taxis, qui s’élève en tout à 14.300 unités si l’on intègre également les grands taxis. Parmi les plus importantes dispositions prises dans le cadre de la réforme, la professionnalisation du métier. En effet, par le passé, les permis dits de confiance étaient délivrés à quiconque qui postule. Mais depuis 2008, ils sont délivrés suite à une formation dispensée par l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT). Pour bénéficier de cette formation, il faut respecter certains critères rigoureux. Il faut être âgé entre 23 et 45 ans au maximum et avoir comme niveau d’instruction la 9e année de l’enseignement fondamental au minimum. «Aucune dérogation n’est faite à ces conditions car la priorité est à l’absorption du chômage des jeunes», assure un responsable à la wilaya. Parmi les matières enseignées, la réglementation, la géographie urbaine, le marketing commercial, les rapports avec la clientèle, la mécanique… La formation, qui s’étale sur un mois et qui est payante (2.000 DH), est sanctionnée par un certificat professionnel. 8 centres de formation ont été mis en place dans le Grand Casablanca. L’apprentissage des langues étrangères est également proposé pour les stagiaires intéressés afin de leur permettre de communiquer avec la clientèle étrangère. A ce jour, 3.000 professionnels ont été formés par l’OFPPT.


Agrément

Les 8.170 taxis que compte le Grand Casablanca sont loin de satisfaire les besoins de la métropole. Mais pour la tutelle, pas question d’accorder d’autres agréments de taxi, car le secteur nécessite une profonde réforme, qui devrait être à l’image de la libéralisation du transport de marchandises. Pour l’heure, seuls les transferts d’agréments sont possibles dans des conditions fixées dans une circulaire. En cas de décès du titulaire, l’agrément, sur la base d’une enquête sociale, revient à sa veuve, un descendant mineur ou un enfant handicapé. Si aucune personne ne remplit ces conditions, l’agrément devient caduc.Hassan EL ARIF

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