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Ouarzazate: Un circuit de sept musées pour booster le tourisme

Par | Edition N°:3514 Le 22/04/2011 | Partager
Ces sites sont dédiés au cinéma, aux tapis, à la biodiversité… et même au dinosaure
Objectif: augmenter la durée de séjour des touristes
Le cinéma, un cachet culturel et économique de toute une ville

Point fort de la nouvelle stratégie touristique de la ville: le musée du cinéma qui vient conforter ce qu’on peut désormais appeler la «politique des musées» de la ville. Une manière aussi de contribuer à l’augmentation de la durée de séjour du touriste située actuellement à deux jours

Des musées au service de l’activité touristique. Voilà en gros l’un des axes prépondérants de la stratégie touristique de Ouarzazate. Les responsables se sont rendu compte que l’offre touristique de la capitale cinématographique ne serait jamais parfaite sans ces lieux culturels hissant le goût à la fois de la population, mais aussi d’un touriste intéressé par la variété du produit. Outre le cinéma, le visiteur aura la possibilité de se rendre aux musées des tapis, des ethnies, de la biodiversité, des arts populaires, des roches géologiques et du dinosaure.
«Nous avons pensé à cette idée de musées pour consacrer d’abord la place qu’occupe la culture dans l’espace local, mais aussi pour permettre aux touristes de prendre connaissance des différents produits naturels, culturels, anthropologiques, patrimoniaux», explique Zoubir Bouhout, directeur du Conseil provincial du tourisme. Le point de départ de ce circuit des musées d’Ouarzazate commence à l’entrée de la ville, du côté de Marrakech. Là, le visiteur appréciera le musée de la biodiversité, installé en 2009, à l’initiative du projet «Transhumance & Biodiversité», lancé dans le cadre de la coopération entre le Royaume et le Pnud. Toutes les variétés de la flore et de la faune y seront exposées, avec des explications scientifiques vulgarisées.
Point fort de cette stratégie: le musée de cinéma. Le visiteur n’aura plus besoin de se déplacer d’un site à un autre pour prendre connaissance des différents tournages cinématographiques dans la région. Et pour cause, le musée abritant les décors d’anciens films se situe en plein centre-ville. Pas n’importe où, puisqu’il a élu domicile dans les anciens studios italiens où l’on avait l’habitude de tourner les films concernant les histoires de la Bible et en face de l’historique casbah de Taourirt. Le musée est ainsi une nouvelle pièce de cette charpente cinématographique, dans la mesure où il vient enrichir les studios Atlas et Clas, les plateaux naturels bénéficiant du soleil à luminosité changeante, l’Institut spécialisé aux métiers du cinéma (ISMC) et le noyau universitaire articulé autour de disciplines cinématographiques.
Ouvert au public à des prix abordables, le nouveau musée vient aussi conforter ce qu’on peut désormais appeler la «politique des musées». Une manière aussi de contribuer à l’augmentation de la durée de séjour du touriste située actuellement à deux jours.
Edifié sur deux hectares, l’endroit était destiné à cette vocation, puisqu’il avait déjà servi aux besoins de plusieurs films connus comme «Jesus in the shadow of the lord», «Paul of Tarsus», «Judas and Jesus». Du coup, le visiteur aura du mal à se rappeler qu’il est encore au Maroc, tellement la vraisemblance est criante avec des lieux naturellement bâtis. Il voyagera à travers le temps et l’espace et aura l’impression de faire un bond de 3.000 ans en arrière: de la Grèce ancienne, à Jérusalem, en passant par Rome et Constantinople. Différentes cultures, différentes civilisations et riches architectures qui informent du professionnalisme des artisans et techniciens ouarzazis. A signaler leur présence en grand nombre parmi l’équipe de Ridly Scott dans son nouveau film «Body of lies», tourné à Rabat et à Ouarzazate et dans lequel Leonardo Di Caprio et Curt Russel s’étaient donné la réplique. Le musée abrite aussi une église, une mosquée, une synagogue, une salle de réunion politique, un Sénat, une prison ou encore une arène de combat, telle que celle où avait excellé l’acteur néo-zélandais Russel Crow dans le chef-d’œuvre «Gladiateur». Et le but aussi sera de doter ce musée d’infrastructures à même d’être utiles aux jeunes de la ville. Il s’agit ainsi d’une salle de théâtre et bientôt d’un centre multimédia.
Avant de sortir du musée, les visiteurs pourront visionner des séquences des principaux tournages qui les attendent en salle de projection. Un bon spectacle en perspective.

De notre correspondant, Aziz Rachidi

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