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OCP: Remous autour de la réforme des retraités

. Une grève a été observée hier 22 novembre, mais les syndicats ne sont pas tous d'accord sur l'opportunité de ce mouvement Ils avaient promis une grève pour le 22 novembre coûte que coûte, et elle a été observée. La CDT en chef de file, suivie des deux autres centrales (UGTM et UMT). Les phosphatiers sont en rogne contre leur direction. Motif: le fameux article 138 relatif à la réforme du système de retraite. Cet article avait déjà fait l'objet d'un sit-in en octobre dernier. La réforme du système de retraite des agents et employés de l'Office est basée sur deux axes: la prolongation de l'âge de retraite à 60 ans (il était de 50 à 55 ans) et la création d'une caisse de retraite externe. “C'est une réforme qui sera bénéfique beaucoup plus à la Direction qu'aux agents”, martèlent les phosphatiers. Même facultative, la réforme n'a pas eu un bon écho. Le problème semble résider dans la formulation. Dans sa note explicative, l'OCP suggère à ceux qui refusent le nouveau système de demander, dans des délais prédéfinis, à rester sous l'ancien régime. “Le contraire aurait été mieux”, explique un des membres du bureau de la CDT. Le syndicat qui revendique une représentativité au sein des phosphatiers dépassant les 80%, affirme que la grève a été une réussite à 90%. Difficile à vérifier. A l'heure où nous mettions sous presse, l'OCP est resté injoignable, malgré plusieurs tentatives. Ce qui est sûr, c'est qu'au niveau du siège social, il n'y a pas eu de perturbation. Mais c'est dans les sites industriels chimiques (Jorf Lasfar, Safi...) où le mouvement a été le plus fort. Au port de Casablanca, quatre bateaux n'ont pas pu charger ainsi qu'un train en provenance de Youssoufia.Malgré les apparences, ce débrayage ne fait pourtant pas l'unanimité auprès des syndicats. Deux organisations sont contre ce mouvement: le Syndicat Indépendant des Phosphatiers et le Syndicat Démocratique des Phosphatiers. “Nous avons eu des entretiens avec la Direction et obtenu que la réforme soit revue et débattue avec l'ensemble du personnel au mois d'avril prochain. La grève n'a plus de raison d'être”, explique un des membres du SIP. A la CDT, c'est un autre son de cloche. “Nous avons eu un entretien avec la Direction et elle a refusé de retirer le projet”. “Du moment que tous les syndicats refusent cette réforme, il serait plus judicieux de la retirer et d'en préparer une autre, avec une meilleure concertation”, suggère-t-on à la Direction.B. B.

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