Culture

Musiques sacrées de Fès
Faouzi Skali de retour

Par L'Economiste | Edition N°:2603 Le 05/09/2007 | Partager

. Il sera conseiller de la Fondation Esprit de Fès . Le festival toujours sans directeur Le Festival des musiques sacrées de Fès continue de faire l’actualité culturelle nationale. Après une 13ème édition très réussie en juin dernier et le départ de Naïma Tajmouati Lahbil en juillet, le retour de Faouzi Skali est annoncé. Ce dernier après avoir claqué la porte du festival, pour mésentente avec le président, Mohamed Kabbaj, reprend du service. La hache de guerre semble enterrée et Skali est par conséquent nommé conseiller de la Fondation Esprit de Fès. Il dépendra directement du président. Ce poste lui permettra d’avoir un œil sur toutes les activités de la Fondation sans pour autant négliger la gestion de son agence «Parchemins», organisatrice notamment du Festival de la culture soufie. Pour ce qui est de la direction de la Fondation et du Festival des musiques sacrées, le poste est toujours vacant depuis le 26 juillet. Lahbil qui avait succédé à Skali, affirmait dans une déclaration à L’Economiste, ne pas être contente des conditions de travail. Selon des sources proches du dossier, la mésentente était totale entre Naïma Lahbil et Kabbaj. L’autre «ennemie» de la directrice sortante était Nadia Benjelloun, responsable des Rencontres de Fès. Celle-ci qualifiait sa directrice d’une«erreur de casting». Aujourd’hui, la rumeur avance le nom de l’universitaire Fatima Sadiqi, présidente du Colloque international des femmes méditerranéennes. Mais pour l’heure, rien n’est sûr. Hormis ces divergences de vues, l’édition 2007 a soulevé quelques critiques de la part des puristes. Ces derniers craignent en effet que le festival perde son « âme spirituelle » pour devenir un simple évènement musical. Par ailleurs, sa programmation «trop savante» ne s’ouvre qu’à une petite élite de mélomanes. Pas facile, en fin de compte, de contenter tout le monde. Mais de l’avis d’observateurs objectifs, le festival a su tirer son épingle du jeu en restant ouvert à tous et offrant cette «nourriture spirituelle» tant attendue par le public. L’ouverture sur les musiques du monde est aussi la force de cette manifestation, reconnue aujourd’hui à l’échelle internationale. De fait, cette année, le Festival des Musiques Sacrées du monde s’est davantage adressé au grand public, trop heureux de danser sur les rythmes endiablés de Johnny Clegg ou d’Angelique Kidjo. Le public a été conquis par l’énergie de ces chanteurs charismatiques et engagés. Etait-ce pour autant de la musique sacrée en cohérence avec le concept du Festival ? Ou bien deux simples concerts d’animations ? Qu’importe le public était ravi. Et les grands amateurs de musique sacrée ont été également royalement servis avec des concerts animés par les plus grands maîtres du genre. Car finalement, quelle que soit l’édition, le Festival des Musiques Sacrées du monde garde son identité. Et la mission de la direction est de préserver cette identité.


Médiation interculturelle

Faouzi Skali n’a pas chômé depuis son départ du festival des musiques sacrées de Fès. Ce dernier a en effet organisé par la 1ère édition du festival de la culture soufie, en mai dernier. Il a aussi édité un ouvrage sur le soufisme et initié,-avec l’aide de la commune-, un projet de restauration des «zaouiyas». Enfin, tout récemment, Skali a créé une académie de médiation interculturelle qui envisage outre l’organisation d’événements culturels, la mise en œuvre de nouvelles voies de résolutions et de prévention de conflits. L’exploration de nouvelles approches de la communication, d’éducation et de formation est aussi au menu. Bref, l’objectif est de participer à la mondialisation d’une culture de paix. Youness SAAD ALAMI

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