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jeudi 24 juillet 2014,
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Mouvement des walis et gouverneurs: L’administration centrale renforcée

   
. Des walis ont regagné le ministère de l’Intérieur. La priorité sera donnée aux dossiers. Des politiques dans le mouvement
LE mouvement des walis et gouverneurs, de vendredi dernier, diffère des précédents sur un point. Il s’agit de celui du renforcement de l’administration centrale du ministère de l’Intérieur. En effet, plusieurs walis, dont de gros calibres, ont été rappelés pour consolider les services centraux. C’est le cas notamment de Mohamed Brahimi, ancien wali de l’Oriental, ex-directeur général des collectivités locales et ex-chef de cabinet de Driss Jettou alors Premier ministre. D’autres comme Abdellatif Benchrifa (Kénitra), Driss El Khazani (Tétouan) ou le gouverneur Abdelhak Haoudi (Skhirat-Témara) ont aussi rejoint le ministère à Rabat. Cette opération peut être interprétée comme une volonté de donner davantage de poids aux dossiers qui nécessitent des compétences ayant l’expérience du terrain et le recul politique. Les qualités techniques à elles seules ne suffisent plus. Le nombre de walis et gouverneurs rappelés à l’administration centrale sans affectation devra enrichir le cabinet de Moulay Tayeb Cherkaoui, ministre de l’Intérieur. Est-ce le signe d’une nouvelle organisation qui se prépare pour ce département névralgique? Les prochaines semaines le diront. En tout cas, l’exemple de Casablanca, où tout a été changé sauf le wali alors que tout le monde le donnait partant, révèle qu’une nouvelle architecture se trame. Pour le reste, il faut dire que certains gouverneurs ont été promus walis, tout en conservant leurs postes. C’est le cas de Noureddine Benbrahim, wali directeur des affaires générales du ministère ou de Abdelghani Kezzar, directeur des finances locales et ancien du FEC (Fonds d’équipement communal). D’autres ont changé d’affectation comme Mohamed Jalmouss, qui quitte son poste de wali de la région de Laâyoune pour Doukkala-Abda. Il est certain que les derniers évènements ont précipité son départ. Mais, il ne fallait surtout pas le pénaliser, au risque d’envoyer des signaux brouillés avec toutes les mauvaises interprétations que cela supposerait. Il faut rappeler que cette cuvée a été alimentée par des politiques. Il s’agit notamment de Ahmed El Moussaoui, ancien ministre de la Jeunesse et sports, du temps de Driss Jettou, sous l’étiquette du Mouvement populaire, qui a été nommé wali de la région du Gharb et gouverneur de Kénitra. Cette greffe politique a pris avec la désignation de Chakib Bourkia, lui aussi du Mouvement populaire, comme gouverneur de la province de Sidi Kacem.De même, le poste de directeur de la coopération internationale laissé vacant depuis que Rachid Rguibi a été invité à rester chez lui, a été pourvu. C’est Mustapha Alami, pur produit de la maison, qui l’a remplacé.M. C.
. Mohamed Jalmous: Des événements de Laâyoune au calme de Safi
Nouveau wali de la Région Doukkala-Abda, Mohamed Jalmous est certainement devenu le plus célèbre des walis. Les tristes événements qui ont éclaté à Laâyoune le 8 novembre l’ont, en effet, propulsé au devant de la scène. D’ailleurs, l’on s’attendait dans les milieux politiques à le voir écarté de toute responsabilité. Mais le voila à la tête d’une importante et grande région en remplacement de Larbi Sebbari. Une région sans problèmes apparents où son prédécesseur a fait l’essentiel du travail notamment dans la ville de Safi. Mohamed Jalmous est né en 1952 à Bzou (province d’Azilal). Son parcours scolaire et universitaire est couronné par un Diplôme d’études supérieures en sciences économiques. Très tôt, il intègre les services du département de l’Intérieur. Nommé en octobre 1975 administrateur adjoint de la province de Béni Mellal, où il a effectué son service civil, il devient caïd, chef de cabinet du gouverneur de la province de Béni-Mellal dès mars 1976.

Mohamed Brahimi: Le grand retour
Pour Mohamed Ibrahimi, nommé wali attaché à l’administration centrale au ministère de l’Intérieur c’est le come back par la grande porte. Certaines mauvaises langues le donnaient pour fini et ce, depuis qu’il a été relevé de ses responsabilités de wali de la Région de l’Oriental il y a quelques mois. Mais, voila qu’il revient sur la scène. Mohamed Brahimi, est né en 1951 à Aïn Chegag (province de Sefrou). Il a entamé sa vie professionnelle en 1972 en tant qu’administrateur adjoint au ministère des Postes et télécommunications puis administrateur en 1978 au sein du même département. Nommé chef de cercle à l’administration centrale du ministère de l’Intérieur, il a, en 1991, occupé le poste de directeur des affaires juridiques, de la documentation et de la coopération à la direction générale des collectivités locales au ministère de l’Intérieur.En 1998, il a occupé le poste de gouverneur d’Inzegane-Aït Melloul, avant de devenir gouverneur-directeur général des Collectivités locales. Le 11 janvier 2002, il est chargé de mission à la Primature. Brahimi est titulaire d’un Diplôme du cycle supérieur de l’Ecole nationale d’administration.

Mohamed Yaacoubi: Le plus jeune des walis
Mohamed Yaacoubi est promu wali de Tétouan, sans donc s’éloigner de son premier commandement territoriale, la préfecture de M’Diq-Fnideq. Né le 30 septembre 1969 à Berkane, il est le plus jeune des walis.Après un diplôme d’ingénieur d’Etat en génie civil, il est nommé, en septembre 1992, chef de service chargé de l’Aménagement des quais du port d’Agadir, puis responsable, à partir du mois de novembre de l’année suivante, de l’administration d’exploitation du même port.A partir de novembre 1995, il est nommé responsable de l’administration d’exploitation du port de Tan Tan, puis de celui du port de Laâyoune en septembre 1998. A partir du mois de novembre 2001, il est nommé responsable de l’exploitation du port de Jorf Lasfar. Mohamed Yaacoubi a également été le premier directeur du Centre régional des investissements (CRI) de la région de Doukkala-Abda (juin 2002). Il remplira, à partir du mois d’avril 2004, la même fonction dans la région de Tanger-Tétouan. Poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination par SM le Roi à la fonction de gouverneur de la préfecture de M’Diq-Fnideq.

Enfin un gouverneur à El Jadida
Mouâd El Jamaï est nommé gouverneur de la province d’El Jadida. Titulaire d’un doctorat, il a fait ses débuts en 1984 en tant qu’ingénieur d’études au sein de Renault. En 1998, il a occupé le poste de directeur de la société «Cap’info», puis directeur du Centre régional d’investissement de Casablanca en 2002. En 2005, Mouâd El Jamaï a été nommé gouverneur chargé du secrétariat général de la préfecture de Casablanca. El Jamaï est né le 22 juillet 1962 à Fès.

Amal Benboubker: Toute une carrière à Casablanca
Ex-gouverneur de la préfecture d’Aïn Chock, Amal Benboubker est désormais gouverneur de la préfecture des arrondissements Aïn Sebaâ-Hay Mohamedi. Une zone qui compte l’essentiel du tissu industriel de la métropole économique. Né le 13 septembre 1954 à Fès, Benboubker a effectué l’essentiel de sa carrière au sein de la préfecture de Casablanca. Titulaire du diplôme des études supérieures en sciences économiques, il a effectué son service civil successivement au secrétariat général de la province de Safi et de la préfecture de Casablanca. En novembre 1978, il intègre le secrétariat général de la même préfecture en tant qu’administrateur adjoint. Le 19 mars 1983, il est nommé caïd. Benboubker est promu chef d’arrondissement dans la préfecture de Casablanca en août 1994, avant d’accéder au poste de secrétaire général de la préfecture Casa-Anfa. Benboubker est marié et père de trois enfants.

Khalil Dkhil: Wali de sa région natale
Khalil Dkhil a été nommé wali de la région Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra. Une région qui a été secouée par les événements du 8 novembre (Gdim Izik). Ancien wali détaché de l’administration centrale du ministère de l’Intérieur, Khalil Dkhil est natif de la ville de Laâyoune le 15 juin 1945. Diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Grenade, il a été ambassadeur à La Havane de 1975 à 1979, puis à Belgrade de 1979 à 1982. Il a été ensuite nommé successivement gouverneur des provinces d’Es-Semara, de Chefchaouen et de Boulemane. En décembre 1999, Khalil Dkhil a été nommé gouverneur détaché à l’administration centrale du ministère de l’Intérieur. Il a été décoré du Ouissam du Trône de l’Ordre d’Officier en 1985.

Ahmed El Moussaoui à Kénitra Dans ce dernier mouvement de nominations, le poste de wali de la région du Gharb-Chrarda-Bni Hssen et de gouverneur de la province de Kenitra revient à Ahmed El Moussaoui. Celui-ci a auparavant occupé les postes de chef de service des études économiques et enquêtes au ministère de l’Agriculture, de chef de la division des transports au ministère des Transports et de chef de cabinet à ce même département. Il a aussi été directeur général adjoint de la Régie d’acconage du port de Casablanca (devenu plus tard Odep) et a été chargé d’études au ministère de l’Emploi et des affaires sociales. El Moussaoui est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’Ecole nationale d’Agriculture en 1973. Il a aussi à son actif un diplômé du cycle supérieur de gestion de l’Iscae.

Mohamed Ali Habouha, de Tarfaya à Bernoussi Mohamed Ali Habouha a débuté sa carrière en 1990 au port de Casablanca, puis à Agadir avant d’être chargé du port de Laâyoune en 1991. Il a également été directeur de projet de l’Unité d’exploitation de crustacés en 1997 et de secrétaire général à l’administration centrale du ministère de l’Intérieur en 2004. Depuis 2005, Habouha occupe le poste de secrétaire général, détaché au cabinet du wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra. Avant sa nomination en tant que gouverneur de la préfecture de Bernoussi, il occupait le poste de gouverneur de Tarfaya.

Bouchaïb Rmail, nouveau gouverneur de Médiouna Bouchaïb Rmail est le nouveau gouverneur de Médiouna. Rmail est titulaire d’un doctorat en droit. Sa thèse a porté sur la cybercriminalité au Maroc. Il est plus connu sous la casquette de préfet de police de Casablanca et directeur de la sécurité publique au sein de la Direction générale de la sûreté nationale à Rabat. Rmaïl a aussi exercé en tant que commissaire de police à Roches noires.La Rédaction