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vendredi 01 août 2014,
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Mohammédia: Un grand parc de loisirs en projet

   
. Il sera aménagé sur 100 ha à la forêt de Chellalat. Discussions en cours avec des promoteurs privés
LA ville des roses s'apprête à aménager un parc d'attractions. C'est le projet que veulent promouvoir les autorités de la ville. L'idée pourrait parfaitement s'accommoder avec la cité des loisirs. D'autant plus que celle-ci a, depuis toujours, la vocation d'être une destination de distraction et défoulement. Les responsables ont d'ores et déjà inscrit l'industrie des loisirs dans leur agenda. “Et cela pourrait bien constituer un levier du développement local, une spécialité régionale”, indique Mohammed Dardouri, gouverneur de la ville.Le site d'accueil est déjà identifié. Le parc prendra place à la forêt de Chellalat, relevant de la commune du même nom, limitrophe de Aïn Harrouda. Le site présente l'avantage d'être à mi-chemin entre Mohammédia et Casablanca. “Au lieu de subir la mégapole économique, autant en tirer profit”, commente un responsable à la préfecture. D'ailleurs, la zone de Chellalat appartenait jadis sur le plan administratif à Casablanca, avant d'être rattachée en mars 2003 à la préfecture de Mohammédia. Dans un premier temps, 100 ha seront aménagés et dédiés au parc proprement dit. 300 autres hectares de la forêt Oued El Maleh seront revalorisés. L'objectif est de sauvegarder cette forêt et la rendre plus accessible. Des sentiers, des lieux de promenade et de campement y seront ainsi installés. La protection de la forêt est une priorité, d'autant plus qu'“elle est atteinte d'une maladie qui pourrait mettre en péril ses arbres”, selon un élu de la région. Le foncier est constitué de terrains domaniaux, mais aussi de propriétés privées. Toutefois, les responsables de la ville rassurent: le grand lot de terrains est une propriété de l'Etat. Autrement dit, l'acquisition des terrains ne posera pas problème. Ceux de particuliers seront ralliés par voie de négociation, selon la formule “win-win”. “On refuse qu'il y ait un gagnant et un perdant, cela se traitera d'égal à égal, toutes les parties y trouveront leur compte”, souligne un responsable de la préfecture. Le montage financier n'est pas encore fait. Certes, des discussions sont actuellement menées avec des promoteurs privés, mais les questions financières ne sont pas abordées. L'essentiel pour le moment est de trouver un preneur professionnel, attestant d'un savoir-faire en industrie des loisirs. En tout cas, ce sont les entreprises privées qui se chargeront d'injecter les fonds nécessaires. L'administration jouera le rôle de facilitateur au niveau des procédures et des négociations tout comme au niveau des grandes infrastructures, les routes par exemple. Idem pour les structures à mettre en place. Rien n'est encore définitivement décidé. “C'est au promoteur de concevoir l'architecture qui convient. En tant que professionnel, il définira les installations requises pour un tel projet”, selon la préfecture. Globalement, le projet abritera un parc d'attractions pour enfants et adultes, un golf, des lieux de restauration et quelques unités hôtelières.
Préserver la forêt

LES pouvoirs publics de Mohammédia espèrent, via ce projet, drainer une plus-value pour la ville en termes de taxes locales et postes d'emploi. Ils visent également un objectif écologique: “La meilleure façon de préserver la forêt et partant l'environnement, est de la mettre en valeur”, précise Mohammed Derdouri, gouverneur de la préfecture de Mohammédia. L'idée est aussi de promouvoir l'image d'une ville qui cherche à concilier l'investissement et l'environnement.Ali JAFRY