Société

Mohamed Mjid: «Je me repose dans l’action»

Par L'Economiste | Edition N°:3003 Le 14/04/2009 | Partager

. Il vient de recevoir du Roi le Grand Cordon du Ouissam Al Arch . Pour lui, c’est une consécrationA plus de 90 ans, Mohamed Mjid affiche une forme à faire envier n’importe qui… Il reste très actif et présent dans le monde du sport et des activités humanitaires et sociales. En guise de remerciements et de félicitations pour le travail qu’il a accompli au cours des cinquante dernières d’années, le Roi Mohammed VI vient de le recevoir dans son palais royal à Fès pour lui remettre le Grand Cordon du Ouissam Al Arch. «Je suis très heureux d’avoir reçu cette décoration royale, qui représente pour moi une consécration. J’espère continuer passionnément mes activités jusqu’à ma mort», nous a confié l’ancien sportif, qui a pratiqué dans sa jeunesse le tennis, le basket et le football. Ses études, il les a faites au lycée Moulay Driss à Fès puis au lycée Moulay Youssef à Rabat, avec Feu Mehdi Ben Barka. Très vite, il a rejoint Marrakech pour monter une société d’exportation d’agrumes. En parallèle, il s’est mis à militer pour l’indépendance du Maroc. Il a eu énormément d’activités nationalistes, considérées comme subversives à l’époque. «J’ai fait de la prison et j’ai même séjourné dans des camps de concentration et en résidence surveillée, puis j’ai été expulsé de Marrakech», raconte-t-il. C’est à Safi, sa ville natale, qu’il a trouvé refuge. Il s’est lancé dans l’industrie de la conserve de sardines. «Ensuite, dans les années 1958/59, j’ai réalisé que je n’étais pas fait pour être homme d’affaires et j’ai tout abandonné pour me consacrer au sport et au social. J’ai pensé que ce serait beaucoup plus rentable pour les jeunes», confie-t-il encore. Mohamed Mjid a alors créé la Fédération royale marocaine de tennis, dont il est resté président depuis. «Il y avait tout à faire. Il fallait construire des clubs, former des moniteurs, entraîner des jeunes…». Si plusieurs Marocains se sont illustrés dans ce sport au niveau international, c’est donc un peu aussi grâce à lui. Au niveau social, Mohamed Mjid a toujours été présent, à travers des actions sociales diverses et variées. En 2000, il a créé la Fondation pour la jeunesse et l’initiative active du développement. «Nous essayons d’apporter du réconfort matériel et moral aux gens et nous nous déplaçons vers les coins les plus reculés du pays», assure Mjid.Loin de penser au repos, Mohamed Mjid compte poursuivre ses actions avec autant de passion. «Je suis incapable de rester allongé au soleil tout un week-end», explique-t-il, heureux d’avoir reçu plusieurs appels de félicitations de la part de ses nombreux amis. «Il a vécu l’histoire du Maroc, il a une mémoire prodigieuse et son humour et ses jeux de mots sur l’actualité mériteraient à eux seuls un livre», témoigne une connaissance.Nadia BELKHAYAT

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