Entreprises

Management: Le jeu de la décision et de l'erreur

Par L'Economiste | Edition N°:728 Le 20/03/2000 | Partager

. Global Management Challenge: Le Maroc en finale à Lisbonne
. Ce jeu verra une deuxième édition au Maroc


Une femme et trois hommes joueront sous les couleurs nationales dans la finale du tournoi international de simulation de stratégie d'entreprise. La finale du "Global Management Challenge" aura lieu le 23 mars 2000 à Lisbonne. Le Maroc y sera représenté par l'équipe gagnante au tournoi national. Pour tenir tête aux managers marocains, des équipes des quatre coins du monde seront présentes: elles seront issues du Brésil, de la France, de l'Espagne, du Portugal, de la Chine, de l'Allemagne, du Mexique et de Macao.
"L'équipe du Maroc a toutes ses chances de remporter un prix", assure M. Essaïd Bellal, directeur général de DIORH et organisateur du Challenge au Maroc. A voir le profil de l'équipe du Maroc, on comprend l'optimisme de M. Bellal. "Lamnara", c'est le nom de l'équipe, est composée de Melle Moubaraka El Ifriki, ingénieur d'Etat, M. Ahmed Yaâcobi, ingénieur polytechnicien, M. Abdessamad Lazraag, architecte et M. Mounir Rhandi, ingénieur statisticien. Que des professionnels donc. "Dans des pays où le jeu existe depuis longtemps, les équipes comportent aussi bien des étudiants que des professionnels", explique Widad Bakily, chef du projet. En effet, la première édition de ce jeu au Maroc a eu lieu d'octobre 1999 à février 2000. Elle a connu la participation de 22 équipes composées chacune de six personnes. Pour la deuxième édition, les organisateurs espèrent atteindre le nombre de 100 équipes participantes; un challenge pour le challenge! "Toutes les équipes qui ont participé au premier challenge seront présentes pour le deuxième", note Malika Diouri, consultante à DIORH, "C'est un jeu formateur. Il forme à la prise de décision et à la culture de l'erreur", explique-t-elle, avant d'ajouter: "Dans chaque équipe, il y a un chef qui se détache, c'est donc un jeu qui apprend à gérer une équipe, à être réactif et à intégrer le prévisionnel...".
Cependant, pour les organisateurs, cette première édition n'était pas "rentable". Pourtant, les sponsors de la première édition, Microsoft, Compaq et Portugal Telecom International, ont bel et bien versé quelque 300.000 DH, et les équipes ont payé chacune 2880 DH pour participer. Explications: "Il y avait beaucoup de charges", affirme M. Bellal qui ajoute: "Il fallait engager une personne pendant neuf mois à plein temps pour faire le suivi de l'opération, effectuer des travaux de traduction et d'adaptation des données du jeu, faire la campagne dans les grandes écoles et les entreprises à travers tout le royaume, prendre en charge le voyage des formateurs portugais qui venaient au Maroc et de l'équipe gagnante qui partira à Lisbonne... Mais c'est un investissement à court terme". Dans tous les cas, le rendez-vous est donné pour une deuxième édition.


Les virtuels managers


Les Marocains n'aiment pas l'échec, même pas dans un jeu. La dimension ludique du Global Management Challenge 99 a été peu perçue au début. Pour la prochaine édition, les organisateurs promettent d'être très transparents et de tout indiquer jusqu'au moindre détail. "Mais, note M. Essaïd Bellal, l'atmosphère était détendue durant la finale". Si l'équipe gagnante est composée dans sa totalité de professionnels, les deuxième et troisième équipes gagnantes représentent respectivement l'Ecole Hassania des Travaux publics et l'Université Al Akhawayne. A l'avenir, pour éviter toute contestation, les équipes auront un seul et même interlocuteur à différentes étapes de la compétition. Le jeu a beau être virtuel, les gestionnaires marocains restent, eux, très réalistes.o

Anouar ZYNE

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