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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

lundi 20 octobre 2014,
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Les multinationales attirées par la réduction des coûts de production

   

· Une étude du Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat cerne les raisons d'implantation des industriels étrangers
· Nécessaires mais insuffisants, les avantages fiscaux et les subventions conditionnent aussi l'installation des firmes


Qu'est-ce qui pousse un industriel à transférer tout ou une partie de son activité vers un autre pays? C'est la question à laquelle a tenté entre autre de répondre l'étude menée par le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat. Toujours à la mode, le phénomène de délocalisation industrielle se poursuit et obéit encore à des critères classiques.
En tête de liste des facteurs déterminant la décision d'implantation des multinationales, figure le coût de production cité par 82% des entreprises sondées. Ce sont surtout les industries du textile-habillement et de l'électronique qui affichent cet ordre de préférence. Pour ce qui est du type de coûts visés, toutes entreprises confondues, l'accent est mis sur les coûts salariaux, suivis des coûts de transport, énergétiques et enfin des coûts financiers.
Règle de base, les multinationales délocalisent leurs activités face au ralentissement de la demande intérieure de leur pays d'origine et de l'exacerbation de la concurrence internationale. Ces critères sont cités par près de 50% des entreprises interrogées.
Moins déterminants en revanche, d'autres motifs sont également énumérés: élargissement des débouchés (33%), diversification géographique afin de limiter les risques dans les pays où la maison-mère compte déjà des filiales (23%) et contournement des barrières douanières du pays hôte (20%).
Convaincue des vertus de la délocalisation, la maison-mère choisit son site d'implantation. Ce choix, expliquent les experts, sera alors essentiellement fonction des facteurs d'attractivité des pays d'accueil et ce, "qu'il s'agisse de leurs atouts intrinsèques ou des avantages qu'ils sont disposés à octroyer à la nouvelle filiale".
Mises devant l'hypothèse où leur maison-mère aurait à créer une unité de production à l'étranger, les entreprises sondées ont désigné parmi une liste de facteurs ceux les plus à même d'orienter le nouvel investissement.
Ainsi, la stabilité politique du pays d'accueil (97%) et la disponibilité des infrastructures (97%) occupent la première place du podium.
D'autres facteurs ont aussi un très fort impact sur la prise de décision. Il s'agit entre autres de la libéralisation de l'économie (61%), la stabilité macro-économiques (56%), la productivité de la main-d'oeuvre (56%), la proximité des marchés d'exportation accessibles (56%) ou encore du dynamisme du marché local (49%). Nécessaires mais non suffisants, les avantages fiscaux et les aides et subventions à l'implantation, ainsi que la présence de fournisseurs locaux, conditionnent l'installation des unités étrangères.
En matière d'infrastructure, l'investisseur étranger accordera également une attention particulière à cinq secteurs principaux: terrains et parcs industriels, télécommunications, électricité, routes et moyens de transports terrestre et le transport aérien.

Meriem OUDGHIRI