Affaires

Les médecins privés menacent de boycotter les élections du Conseil de l'Ordre

Par | Edition N°:895 Le 15/11/2000 | Partager

Ils contestent les listes établies par l'Administration et fixant le nombre de sièges à pourvoir au sein de l'OrdreClimat tendu chez les médecins du secteur libéral. Les élections des membres du Conseil National et des Conseils Régionaux de l'Ordre des Médecins ne risquent pas d'aboutir de sitôt. En principe, ces élections devaient se tenir au cours de ce mois de novembre. Elles ont été reportées au mois de mars prochain. Mais en dépit de ce report, les médecins du secteur libéral restent sceptiques. «Nous menons actuellement une réflexion pour la refonte des textes régissant notamment l'Ordre des médecins. Nous ne risquons pas d'être prêts d'ici mars«, déclare une source proche du dossier. Et de poursuivre: «Dans ce cas de figure, toutes les options restent envisageables et un boycott des élections n'est pas à écarter«. A l'origine du malaise, la liste fixant le nombre de sièges réservés à chaque catégorie de médecins au sein du Conseil National et des Conseils Régionaux de l'Ordre. Celle-ci a été publiée par le Ministère de la Santé Publique dans le Bulletin Officiel du 24 septembre 2000 (voir encadré). Les médecins du secteur libéral contestent l'exactitude de cette liste. Selon eux, le recensement effectué par le Ministère de la Santé n'est pas conforme à la loi. D'abord, expliquent-ils, l'Administration doit fixer le nombre de sièges revenant à chaque catégorie sur la base des listes fournies par les Conseils régionaux. Ensuite, cette liste ne devrait concerner que les médecins inscrits au Conseil de l'Ordre. Ils reprochent également à l'Administration d'inclure dans la liste les médecins exerçant et non inscrits au Conseil de l'Ordre. Ce n'est pas tout. Ils estiment qu'un traitement égalitaire doit prévaloir pour les médecins de tous les secteurs. Les médecins du privé souhaitent également se prendre en charge. Ils réclament ainsi l'instauration d'un ordre spécifique au secteur libéral avec un président élu et ce, en raison du quasi-immobilisme de l'actuel Conseil de l'Ordre. Les médecins du privé considèrent que cette instance, chargée en principe de moraliser les pratiques, de prendre les mesures disciplinaires et de défendre les intérêts de la profession, ne joue pas pleinement son rôle. Pour l'heure, des contacts avec le ministre de la Santé Publique, M. Thami El Khyari, ont été entamés. Une réunion informelle avec des représentants du secteur libéral s'est tenue dimanche dernier. Mais rien n'a filtré de cette rencontre.


Dix sièges accordés

Le nombre de sièges réservés à chaque catégorie de médecins au sein du Conseil National de l'Ordre National des Médecins a été publié dans le Bulletin Officiel du 20 septembre 2000. Au total, dix sièges sont accordés au sein du Conseil national aux praticiens du secteur libéral. Ces sièges sont représentatifs de 6.492 médecins privés inscrits au niveau du Conseil de l'Ordre. De leur côté, les médecins exerçant dans les services de la Santé Publique, se sont vu attribués 8 sièges (représentant 6.057 médecins). Deux sièges sont accordés aux médecins des Forces Armées Royales (représentant 768 médecins). Les médecins-enseignants disposent, quant à eux, de deux sièges (679 médecins). K. W.

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