Economie

Les axes-clés du programme Hassan Chami

Par L'Economiste | Edition N°:793 Le 21/06/2000 | Partager

. Elargir la représentativité de l'organisation, approfondir la culture de dialogue social et densifier la représentation de la CGEM afin de consolider son action de lobbying Malgré les pronostics qui le donnent vainqueur de l'élection prévue ce vendredi, M. Hassan Chami, vice-président de la CGEM et dauphin désigné du président sortant, préfère rester prudent. Il s'interdit de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir abattu: «je ne crois pas qu'une élection soit jouée avant que les électeurs puissent déposer les bulletins dans l'urne«, affirme-t-il modestement. Ce chef d'entreprise sexagénaire n'a pas la langue dans la poche. S'il est élu, ses pairs peuvent compter sur son franc-parler légendaire et sa capacité de conviction pour faire avancer certains dossiers délicats, dont le fameux projet de code du travail. Il a été d'ailleurs de la plupart des délégations du patronat au cours de marathoniennes séances de dialogue social et de discussions avec les syndicats. Ses proches lui reconnaissent des qualités de fin négociateur et il en aura bien besoin.Sur le plan économique, ce patron qui affiche ouvertement sa sympathie socialiste défend les règles du marché: «je ne m'accroche pas d'orthodoxies à défendre, je m'adapte«.Dans son programme, il prône le rassemblement. A tous ceux qui reprochent à la Confédération de n'être qu'un club de «patrons 5 étoiles« il répond que «la CGEM doit rester la maison commune de toutes les entreprises du Maroc et ouverte à tous les acteurs«(1). Pour lui, le patronat doit être «un représentant naturel du monde entrepreunarial«. Il rejette la critique de ceux qui perçoivent derrière sa candidature la main invisible de la vieille garde de la Confédération: «ma candidature est un acte purement volontaire, même si j'ai été encouragé par des amis«. On peut néanmoins compter sur son habileté pour fédérer les différents courants du patronat, dont celui qui poussait à une «alternance«. Par ailleurs, M. Chami envisage de muscler le lobbying de l'organisation patronale et ce, en la déployant partout où les intérêts de l'entreprise marocaine sont en jeu. Il reste à trouver les moyens. Là, c'est une toute autre équation. Agé de 62 ans, M. Chami est diplômé de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris. II a passé quinze ans dans l'Administration aux Travaux Publics (l'actuel Ministère de l'Equipement) dont il a été ministre de 1970 à 1971. Il n'a jamais été fonctionnaire, insiste-t-il malgré la mode à l'époque. Il avait le statut de contractuel, afin de garder sa liberté. Juste après il sera nommé directeur général de l'OCE où il restera cinq ans avant d'entrer dans le secteur privé. M. Chami est à la tête de plusieurs entreprises, Ingena dans l'ingénierie, Facemag dans les matériaux de construction, Multitex dans le textile et Marbar dans les services.A.S. (1) Dans la dernière livraison du bulletin d'information du patronat (Infos CGEM)

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