Politique

Le who’s who des travaillistes

Par L'Economiste | Edition N°:2491 Le 23/03/2007 | Partager

L’annonce de la création du 34e parti remonte au 24 décembre 2005. Cinq mois plus tard, la formation a pu organiser son congrès constitutif à Fès où elle a pu rassembler quelque 5.000 militants. L’événement avait permis l’élection du secrétaire général suite à un vote à bulletins secrets ainsi qu’un comité central de 417 membres. De ce comité central a émergé, quelques semaines plus tard, le Bureau politique constitué de 31 membres. Aux côtés des membres fondateurs (Benatiq, Omar Seghrouchni et Mohamed El Ouchari), est venu se greffer un noyau dur d’anciens résistants, des membres de l’Armée de libération, d’anciens délégués syndicaux, un ex-militaire, d’anciens militants de l’USFP, de l’Istiqlal, des activistes, des gauchistes, des ex-détenus des années de plomb…


Têtes d’affiche

Abdelkrim Benatiq: Ancien secrétaire d’Etat au Commerce sous le gouvernement Youssoufi 1, Benatiq a fait auparavant ses preuves dans le syndicalisme. C’est un ancien membre du comité exécutif de la CDT. Benatiq se dit aussi “l’un des amis proches” de feu Fquih Basri. Le chef du Parti travailliste est un ancien cadre de BNP Paribas-Maroc. Lauréat du Centre des études diplomatiques et stratégiques (CEDS), il est aussi docteur en sciences politiques et prépare un 3e cycle en communication. ■ Omar Serghouchni: Secrétaire général adjoint, Seghrouchni est l’un des intellectuels du parti. Basé à Paris, il est l’une des têtes pensantes de cette formation puisqu’il la représente à l’international. C’est aussi le relationniste du parti (relations publiques) dans l’Hexagone. Serghouchni est aussi l’un des cofondateurs du parti aux côtés de Benatiq et Mohamed El Ouchari (enseignant). Ingénieur de formation, Serghouchni est à la tête d’un cabinet de consulting, spécialisé en systèmes d’information, en France. ■ Driss Benboubker: Septuagénaire né en 1928, Benboubker est le doyen des dirigeants du Parti travailliste. Ancien colonel, aujourd’hui à la retraite, il a aussi été l’un des hauts gradés de l’Armée de libération. Il avait sous son commandement plus de 14.000 résistants dans le sud du Maroc dans les années 50 et 60. Il est aussi membre du Conseil national des anciens résistants et anciens membres de l’Armée de libération. ■ Benhammou El Kamili: Ancien résistant et membre de l’Armée de libération, El Kamili était condamné à mort: “99 ans, 99 mois et 99 jours pour atteinte à la Sûreté intérieure de l’Etat”, selon un extrait de sa fiche anthropométrique. Il avait purgé 12 ans de réclusion sans jugement dans les années 60. Il avait aussi passé 5 ans de prison sous le Protectorat. Un peu plus tard, El Kamili était condamné à perpétuité à la prison civile de Kénitra, mais il a été amnistié verbalement par Feu Hassan II. Aujourd’hui encore, je suis “en liberté provisoire sous caution”, tient-il à signaler. ■ Mohamed El Ouchari: Enseignant, El Ouchari est l’un des membres fondateurs du parti. Il est aussi concepteur des fondamentaux et du référentiel de la formation auprès de Serghouchni et de Benatiq.■ Mohamed Tanouti: Ancien banquier très proche de feu Fquih Basri, Tanouti était un résistant et membre de l’Armée de libération parmi les activistes de la région de Figuig. Il avait été condamné à 11 ans de prison ferme pour “atteinte à la Sûreté de l’Etat”. Mais il a été amnistié en 1984.

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