fermer
Accueil

L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

dimanche 23 novembre 2014,
En cours de chargement ...
Votre newsletter

Le statut des administrateurs en cours de finalisation

   
. Le Département de M'hammed Lkhalifa vient de le soumettre au Ministère de l'Economie et des Finances pour examen et approbation. Les dispositions du nouveau texte sont similaires à celles du statut des ingénieurs Le gouvernement est en train de mettre les dernières touches au statut des administrateurs et des administrateurs adjoints. Le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative a dernièrement soumis la version finale d'un projet de statut au Ministère de l'Economie et des Finances pour examen et approbation.C'est la première fois que ce corps interministériel, qui regroupe près de 12.000 fonctionnaires, bénéficie d'un cadre juridique propre. C'est une satisfaction en soi pour la Fédération des Associations des Administrateurs de l'Administration Publique au Maroc qui a bataillé dans ce sens depuis sa création en 1998. Le corps des administrateurs ne sera plus régi pas le décret de 1963 propre aux cadres communs aux administrations centrales. “Il ne sera donc plus confondu avec les petits et moyens cadres de l'Administration”, précise le président de la Fédération, Ismaïli Alaoui Driss pour qui le projet est généralement positif.Le texte introduit un système de classement des administrateurs calqué sur celui des ingénieurs. Cet alignement provient du souci du Département de M'hammed Lkhalifa d'unifier les statuts de tous les corps similaires. C'est une application du principe “à niveau égal, salaire égal”. Les distinctions sur le plan des indemnités se feront selon la spécificité d'exercice de chaque métier (risques professionnels par exemple) et non pas selon le niveau d'instruction. Le système de rémunération est, par conséquent, lui aussi aligné sur celui des ingénieurs (voir tableau). Le texte contient également de nouvelles dispositions au niveau du recrutement et de la promotion. Il exige le passage d'un examen avant d'accéder au titre d'administrateur ou d'administrateur adjoint. Un diplôme universitaire est par ailleurs requis (au moins une licence). Un fonctionnaire qui grimpe les échelons et les échelles ne peut accéder au titre d'administrateur adjoint en atteignant l'échelle 10. Le texte prévoit la constitution d'une commission d'équivalence chargée de l'examen des nouveaux diplômes. La Fédération a déjà demandé d'y être représentée.Pour la promotion, le texte impose aux fonctionnaires désireux d'être promus administrateurs de réussir un concours commun. Pour ceux qui veulent accéder au titre d'administrateur principal (hors échelles), ils doivent présenter un mémoire. Omar MAKHFI