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samedi 25 octobre 2014,
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Le corps interministériel des administrateurs dans l'attente d'un statut

   

· Le texte a été présenté en juillet dernier au ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative
· Le projet porte notamment sur l'identification des missions des administrateurs et l'adoption d'une procédure nouvelle pour l'équivalence des diplômes


La réforme de l'Administration est une responsabilité collective. Pour la Fédération des associations des administrateurs des administrations publiques, il est temps que les différentes composantes de la société, notamment la société civile, prennent leurs responsabilités dans cette réforme. Cette déclaration a été faite lors de la table ronde qu'elle a organisée le 4 décembre dernier à Rabat sur le thème "l'administrateur et la modernisation de l'Administration".
En effet, «les pratiques malsaines que connaissent la plupart de nos administrations nécessitent pour leur élimination l'implication de l'ensemble des parties concernées», a souligné M. Driss Alaoui Ismaïli, président de la Fédération. Ceci devra déboucher sur l'éclosion de ce que M. Abderrahmane Taleb, chef de service au Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, a appelé une culture de participation. Mais pour réussir cette réforme, il faut au préalable mettre en place des mesures concrètes à même d'apporter une plus grande souplesse des procédures administratives. Il s'agit notamment de l'ouverture de l'Administration sur son environnement, la moralisation de la vie publique, la décentralisation, la mise en place d'un cadre institutionnel approprié, la formation.

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L'administrateur joue dans ce sens un rôle très important. «D'où la nécessité de créer un environnement favorable pour ces intervenants», a souligné M. Mustapha Mansouri, ministre des Transports et de la Marine Marchande. Dans ce sens, la Fédération a depuis sa création revendiqué la mise en place d'un statut particulier du corps interministériel des administrateurs au même titre que le corps des médecins et architectes. «Ceci est d'autant plus urgent que le texte actuel (qui date de 1963) régissant le corps des administrateurs est dépassé», a expliqué M. Alaoui Ismaïli. Sur ce registre, la Fédération a élaboré un statut particulier et l'a présenté en juillet dernier au ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative. Parmi les grandes lignes de ce projet, l'identification des missions des administrateurs et l'adoption d'une procédure nouvelle pour l'équivalence des diplômes. Autre point important contenu dans ce projet, la réorganisation du corps des administrateurs suivant quatre grades: administrateur du deuxième grade (échelle 10), administrateur du premier grade (échelle 11), administrateur du grade principal et administrateur hors-grade. Le projet prévoit par ailleurs une bonification d'ancienneté de deux années. Celle-ci est attribuée, après titularisation, aux candidats du doctorat national ou d'un diplôme équivalent. Le projet prévoit également un régime indemnitaire spécial pour ces administrateurs. Les personnes concernées devront ainsi bénéficier d'une allocation de la hiérarchie administrative, d'une indemnité d'encadrement et d'une indemnité d'études. Pour les administrateurs hors grade, une indemnité spéciale est prévue en sus.


Carte de visite


La Fédération des associations des administrateurs des administrations publiques a été créée en 1998. Elle se compose de 11 associations. Cette entité se fixe comme objectif le développement des relations de partenariat entre ses différentes composantes et l'échange d'expériences.

Adil BOUKHIMA