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lundi 20 octobre 2014,
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L'Agence urbaine de Casablanca, aménageur
Ce que sera la ville de Nouaceur

   
. Elle s’étalera sur 1.300 hectares. Lancement d’opérations de lotissements à usage d’habitat et d’industries L’Agence urbaine de Casablanca (AUC), de toutes les agences urbaines du Maroc, est la seule à réaliser des opérations d’aménagement. C’est d’ailleurs une attribution qui lui est confiée par son dahir de création. L’article 3 de ce texte stipule que «…, l’Agence est chargée (…) d’acquérir les terrains nécessaires à la réalisation des opérations d’aménagement en vue de leur affectation à des programmes de construction et ou de restructuration urbaine”. Mais contrairement aux autres Agences, elle est la seule à mettre en œuvre cette attribution. Dès 1989, l’Agence s’est lancée dans de grands projets d’aménagement urbain. L’une des plus grandes opérations, sans doute, est celle du pôle urbain de Nouaceur. Une ville nouvelle s’y prépare sur une superficie de 1.300 hectares. A elle seule, l’AUC se taille la part du lion: 516 hectares pour un coût de 1,7 milliard de DH. La première tranche est déjà équipée. Elle est constituée de zone villas et de terrains destinés au logement économique. En tout, l’habitat individuel et collectif se réserve 353 hectares. Pour les activités industrielles et tertiaires, la surface dédiée est de 89 hectares. Le reste est partagé entre les équipements de base et les espaces verts. Selon un responsable de l’AUC, la fourchette des prix est comprise entre 600 et 750 DH/m2 pour la zone villa et entre 1.500 DH et 2.000 DH/m2 pour les lots économiques en fonction de la superficie. La ville de Nouaceur fait peu à peu son bonhomme de chemin vers sa concrétisation. C’est une zone qui suscite de l’intérêt. Plusieurs opérateurs y prévoient leur installation. L’Office national des aéroports (84 hectares), le ministère de l’Industrie (110 hectares), le parc Sapino (270 hectares) et la zone Alem (Agence de logement et d’équipement militaires) avec ses 320 hectares, constituent, pour le moment, les autres acteurs présents sur le site. Ce dernier, de l’avis des autorités de la métropole, est amené à se développer rapidement. Entouré de l’aéroport Mohammed V, de l’aérogare, de la voie ferrée et de la route nationale 9, Nouaceur présente tous les atouts d’une zone à fort potentiel stratégique. “Bien plus, la proximité de Casablanca (30 km de distance) prédispose la zone à être effectivement une ville satellitaire”, tient à souligner Farid Ziani, responsable des opérations urbanistiques à l’Agence urbaine.Mis à part ce projet de grande envergure et qui est en cours d’achèvement, l’AUC a déjà à son compte trois autres projets. Tout d’abord, l’opération de lotissement Lissasfa, d’une superficie de 11 hectares, répartis entre une zone d’activité industrielle (114 lots), une zone d’habitat économique (168 lots) ainsi que des équipements de base (11 lots). Le second programme est la cité balnéaire de Nawrass, à Dar Bouaâza, qui s’étale sur 89 hectares. Il est constitué d’une zone pour villas et d’une autre pour le relogement de bidonvillois. Enfin, l’AUC a aménagé la zone industrielle Ouled Saleh sur une superficie de 100 hectares dont 192 lots pour les activités industrielles et 366 lots pour les activités artisanales.A travers toutes ces opérations d’aménagement, l’AUC entend agir et réguler le marché foncier. Et également offrir des prix compétitifs.
Les autres actions de l’Agence

. Schémas directeurs
Les préparatifs pour la mise en place d’un SDAU (schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme) de la ville de Casablanca sont bien engagés. Ils sont en phase de prédiagnostic en collaboration avec les pôles de compétences (Il y en a 7 dont chacun présidé par un gouverneur. Cf. www.leconomiste.com). D’autres intervenants sont sollicités: la ville, les communes et les arrondissements, l’ODEP, le ministère de l’Equipement, architectes, universités .

. etc. Plusieurs thèmes sont concernés dont l’habitat, les activités économiques et les infrastructures. C’est l’Agence urbaine qui s’en charge avec l’assistance technique de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France. «C’est un partenaire que nous connaissons et qui nous ressemble puisqu’il est une fondation à caractère public», souligne Fouzia Imensar, gouverneur de l’Agence urbaine. Le marché a été approuvé par l’Intérieur et est en cours de visa aux Finances. . Mosquée Hassan IIC’est l’Agence urbain de Casablanca qui prend en charge, depuis 1993, la gestion, la conservation et la maintenance de la mosquée Hassan II et ses dépendances. Le budget de fonctionnement de cette mosquée est de 45 millions de DH dont 13 millions de recettes propres. La part de la ville de Casablanca est fixée à 90%. Les recettes propres proviennent essentiellement des activités touristiques de la mosquée. A noter que le nombre de touristes pour l’année 2004 est estimé à 154.000 visiteurs. Pour les activités du culte, le nombre de fidèles est évalué à 2,5 millions, l’année précédente. Actuellement, l’Agence prépare un programme de rénovation des équipements et autres installations de la mosquée. Pour la partie exposée à l’érosion des eaux de la mer, l’agence est en train de dépouiller les offres.

Système d’informations géographiques
Un SIG est en préparation à l’AUC. Elle permettra plus de souplesse dans la gestion et la planification urbaine. Il s’agit de mettre en place des données cartographiques et alphanumériques sur support numérique. Cette opération permettra aux partenaires de l’Agence de recevoir ses services, par exemple, la note de renseignement, en ligne par simple usage du titre foncier.

Casa City Center Contrairement aux rumeurs qui font état d’un blocage de ce grand projet par l’AUC, le gouverneur, Fouzia Imensar, de l’Agence nous apprend que deux hôtels sont autorisés. Pour le reste du projet, l’autorisation reste tributaire de la résolution du problème d’accessibilité au site. Des changements dans le plan de masse s’imposent en conséquence. Rappelons que le projet se constitue de 3 hôtels (Novotel, Ibis et Sofitel) ainsi que qu’une galerie commerciale, de bureaux et parkings.

Baisse d’autorisations: Les raisons
En 2004, de l’avis même des responsables de l’Agence, le nombre d’autorisations de construire, de morcellement et de lotissement délivrées en 2004 (4.241 avis conformes) a chuté par rapport à l’année 2003 (6.314 avis favorables). La mise en place de l’unicité de la ville y est pour beaucoup. Pendant la période de flottement qui a marqué le passage du système des communes à celui des arrondissements «on n’a reçu pratiquement aucun dossier». Autre raison: «les autorisations pour l’habitat social se font en grande partie sur la base de dérogations car la majorité de ces projets se font en zones périphériques non couvertes par les documents d’urbanisme. Pour pouvoir contenir le phénomène de la densité alarmante de la périphérie et dans l’attente d’avoir plus de visibilité, on préfère autoriser tranche par tranche», explique Imensar.