Culture

L’Esprit de Fès veut créer une forme de «vivre ensemble»

Par L'Economiste | Edition N°:2175 Le 20/12/2005 | Partager

. Elle serait basée sur le partage des valeurs et le respect de la diversité. Le Festival des musiques sacrées se tiendra du 2 au 10 juinL’ESPRIT de Fès, qui fait actuellement le tour de la planète afin de tisser un réseau mondial de réflexion et d’idées, définit ses objectifs. Après un bref passage à Aix-les-Bains (France), lors de la semaine culturelle franco-marocaine (cf. www.leconomiste.com), les responsables de la Fondation étaient à Paris la semaine dernière pour une soirée de la fraternité. Certes, l’ambition de l’institution est grande. Il est question en effet de faire de Fès une capitale mondialement connue. Les nombreux débats et le développement des festivals visent cet objectif. Pour Faouzi Skali, directeur du Festival des musiques sacrées du monde, «lorsqu’on parle de l’Esprit de Fès, on parle d’un aspect patrimonial et historique. On discute aussi de l’apport de cette ville en termes de réflexion». Aujourd’hui, c’est le défi que se lance la capitale spirituelle à travers «les Rencontres de Fès: une âme pour la mondialisation» et son esprit dans le contexte de la mondialisation, l’internationalisation et le brassage des idées. Skali note aussi que le problème des relations entre les cultures est l’une des principales sources des conflits dans le monde. «Pas moins de 48 conflits internationaux se réfèrent à la question de perception culturelle». La Fondation entend ainsi relever le défi pour justement consolider les relations entre les communautés. C’est finalement la relation entre les cultures, l’économie et la société qu’il convient d’appeler une politique judicieuse et adaptée de la vie communautaire au sein d’une société. L’appui d’une politique institutionnelle et citoyenne est également nécessaire. C’est-à-dire tout ce qui se fait à travers la société civile pour recréer une convivialité au sein d’un espace de vie. En clair, créer une forme de «vivre ensemble», basée sur le partage des valeurs avec aussi le respect de la diversité. Si les éléments de l’intégration se posent avec persistance, les spiritualités et les cultures doivent construire une mondialisation plus humaine, plus acceptable et plus conviviale. C’est le rôle aussi des politiques volontaires de créer cette médiation interculturelle par des projets culturels. Le Festival des musiques sacrées se considère comme l’un de ces projets. «Notre idée est qu’on peut avoir beaucoup de festivals et d’activités dans l’espace d’une ville où on fait valoir cette capacité à échanger, s’apprécier et à se découvrir», explique Skali. Et d’ajouter qu’il s’agit d’une politique visant l’échange culturel dans la perception des gens. Enfin, le directeur de la Fondation annonce que la 12e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde se tiendra du 2 au 10 juin 2006, sous le thème «Harmonies». Un site Web est mis en ligne à cette occasion, histoire de donner une nouvelle dynamique à l’événement. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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