Culture

L’école de cirque Shems’y en tournée

Par | Edition N°:3433 Le 28/12/2010 | Partager

. 54 représentations à travers le pays. Au menu aussi, théâtre et danse: Le tout en musique «Isli et Tislit», c’est le nouveau spectacle que présente l’Ecole nationale de cirque Shems’y de Salé. Une quarantaine d’artistes et techniciens de l’école seront en tournée à Casablanca, Rabat, Kénitra et Fès du 11 janvier au 6 mars. Une autre tournée est également prévue en été du 7 juin au 28 juillet à Marrakech, Tétouan, Tanger et Agadir. Les artistes se produiront dans un chapiteau de 540 places, avec sa piste, ses régies… Le spectacle est inspiré de la légende d’Isli et Tislit, deux amoureux appartenant à des tribus différentes d’Imlichil, qui n’ont pas pu se marier à cause de la rivalité de leurs familles respectives. Les deux jeunes font la grève de la faim et épuisés par les larmes, meurent de tristesse. Deux lacs se forment alors aux endroits où les deux jeunes sont morts: L’un porte le nom d’Isli et l’autre celui de Tislit (ce qui veut dire le marié et la mariée en tamazight). Depuis cette date, se tient le moussem des fiançailles à Imilchil, pendant lequel les couples qui se sont formés pendant l’année, viennent se marier. La mise en scène a été assurée par Jaouad Essounani, comédien, auteur et metteur en scène, lauréat de l’Isadac. Depuis 2009, il est directeur artistique du projet Dabateatr Citoyen, en résidence à l’Institut français de Rabat, et promeut inlassablement l’idée d’un théâtre pour tous. «C’est dans un contexte d’amalgames entre authenticité et conservatismes, identité et passé, réalité et vérité, virtuel et imaginaire que j’ai choisi de mettre en scène une histoire d’amour impossible et improbable», souligne le jeune réalisateur. En plus des professeurs de l’école Shems’y, des professionnels étrangers sont venus encadrer les apprentis artistes. Un processus complet de formation professionnelle a été mis en place, avec des apprentissages de cirque, des ateliers de théâtre, des ateliers de danse, des essayages de costumes. «Du montage de chapiteau aux premières recherches artistiques et aux répétitions… tout est là pour former des artistes professionnels du spectacle vivant», fait remarquer Touraya Jaidi Bouabid, présidente de l’Association marocaine d’aide aux enfants en situation précaire (Amesip), qui a fondé en 1999 l’école Shems’y. «En dix ans, l’expérience Shems’y a permis l’implication et la socialisation de centaines d’enfants déshérités», assure-t-elle. Au total, 54 représentations vont être données. Le budget total atteint les 8 millions de DH. Les places sont payantes (20 à 50 DH le ticket), ce qui permettra de couvrir une petite partie des frais. Le reste étant pris en charge par différents partenaires, avec en tête l’ambassade de France au Maroc. Nadia BELKHAYAT

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