Culture

Hommage à Ataallah à Tanger

Par L'Economiste | Edition N°:3143 Le 04/11/2009 | Partager

. L’artiste était l’élève du peintre espagnol Mariano Bertuchi. Ancien archéologue, il a vécu pendant 30 ans en France La galerie Dar D’art à Tanger organise une exposition de Mohamed Ataallah (connu également sous le nom de Romain Ataallah). En exposant une rétrospective de ses œuvres entre 1958 et 2008, le galeriste Choukri Bentaouit a voulu rendre hommage à cet artiste, qui avait très peu exposé au Maroc auparavant. Dar D’Art expose donc jusqu’au 30 novembre 25 œuvres de l’artiste, qui sont en vente à des prix compris entre 7.000 et 70.000 DH. Ataallah faisait au début de sa carrière du figuratif, en s’inspirant beaucoup du grand peintre espagnol orientaliste Mariano Bertuchi, dont il était l’un des meilleurs élèves. Puis comme beaucoup de peintres, il a eu envie de s’essayer à l’art contemporain. Sa dernière exposition remonte à 2008, à la galerie Bab Rouah à Rabat. Ataallah est né à Ksar El Kébir en 1939. Après des études à Tétouan, puis en Espagne et en Italie, il avait occupé le poste de Chargé de Fouilles à Tanger entre 1963 et 1968. Ayant beaucoup fouillé les vestiges de l’empire romain dans la région, il s’est fait appeler Romain, et ce nom lui est resté. Au cours de cette même année, l’artiste avait participé à une exposition collective qui s’était tenue sur la place Jamâa El Fna à Marrakech. Son objectif était de valoriser l’art contemporain marocain, qui en était encore à ses débuts. Mohamed Melehi, Belkahia et Chebâa figuraient parmi les exposants. Entre 1968 et 1972, il enseigne à l’école des Beaux Arts de Casablanca, avant de partir s’installer en France, où il va rester 30 ans. Il y fonde l’Atelier de recherche esthétique, un espace dédié à la promotion de l’art contemporain, où sont organisés divers événements culturels dans les domaines de la peinture, la sculpture, la performance, l’art corporel, la photographie, le cinéma expérimental, la vidéo, la typographie, la poésie, la musique… Parallèlement, il enseigne à l’Ecole des Beaux Arts de Caen et produit une revue d’art en vidéo. Au cours de cette période, il expose beaucoup en Europe et aux Etats-Unis. Mais gagné par la nostalgie, l’artiste décide en 2006 de rentrer au pays. «Le soleil me manquait beaucoup», confie-t-il. Après quelque temps passé à Marrakech, l’artiste souffre cette fois d’excès de chaleur et revient vivre à Tanger, dans sa région natale. Il continue à peindre, à faire de la photographie, du cinéma expérimental, et de la cuisine. Nadia BELKHAYAT

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