Culture

Festival des musiques sacrées
«Sagesses du monde» pour la 17e édition

Par L'Economiste | Edition N°:3470 Le 21/02/2011 | Partager
Ben Harper, Kadem Saher, Julia Boutros… les stars
Un budget de 14 millions de dirhams

Comme à l’accoutumée, de grands artistes feront le déplacement pour la 17e édition du Festival des musiques sacrées, tels que Kadem Saher, Françoise Atlan et Youssou Ndour

La nouvelle équipe du Festival des musiques sacrées a fait sa première sortie mardi dernier. Reprenant la direction de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice du festival, Faouzi Skali coache une vingtaine de jeunes rodés à la gestion de l’événementiel. Ils s’activent tous pour que tout se déroule dans des conditions optimales. Pour Skali, ce festival est l’événement marquant de la Fondation de par l’essor national et international qu’il a connu et qui s’améliore d’année en année.
Prévue du 3 au 12 juin, la manifestation en est déjà à sa dix-septième édition. Elle est organisée autour de la thématique des «Sagesses du monde». Quant au budget, il connaît une légère augmentation par rapport aux précédentes éditions avec 14 millions de DH, avec le nombre de concerts de plus en plus important. Ainsi, «l’un des plus coûteux est celui de Julia Boutros programmé le 5 juin à Bab Makina», souligne Faouzi Skali. Et de poursuivre: «une très grande soirée a été ajoutée le 12 juin, et sera animée par Ben Harper (Etats-Unis)». Ce dernier, rappelons-le, avait annulé son spectacle lors de l’édition précédente pour des raisons de santé. Cette année, «il a insisté pour participer à cette édition», confirment les organisateurs. Ces derniers promettent trois événements en un.
Le premier, les «Musiques sacrées», est le plus attendu. Tout au long des dix jours du festival, Bab Makina et le musée Batha abriteront des concerts payants. Ici, des artistes d’Ethiopie à l’Afghanistan, d’Inde du Nord au Maroc, du Brésil au Sénégal, de France, d’Espagne ou d’Italie aux Etats-Unis, invitent à une quête des sens. Une quête exprimée par l’opéra d’ouverture dédié à «Majnoun Layla» sera portée par le samaâ du Maroc, les percussions de Shanghai, les tambours du Japon, les voix lyriques des opéras de Paris ou de Londres.
A l’affiche de cette nouvelle version, figure également le show d’Elena Ledda et son quartet venus de Sardaigne, la Brésilienne Maria Bethânia, le célèbre Kadem Saher (Irak) aux côtés de la chanteuse Asma Lmnawar (Maroc), Françoise Atlan et Moneim Adwan (Maroc-Palestine), l’Egyptien Sheikh Taha, Arcàngel d’Espagne, Salah Aghili d’Iran, Prem Sanyas d’Inde, Alèmu Aga d’Ethiopie, et l’étoile du Sénégal Youssou Ndour. Il y aura aussi Abd Al Malik (France), Homayoun Sakhi (Afghanistan), l’ensemble Paraguay Barroco d’Asuncion, Farid Ayyaz et les grandes voix du samaâ, et l’ensemble Syubbanul Akhyar (Indonésie).
Les organisateurs tablent sur 3.000 personnes par spectacle à Bab Makina et 1.000 à Batha. Autre événement: «Le festival dans la ville», qui consiste en une série de concerts en plein air à Bab Boujloud, et dans l’ancienne médina de Fès, avec deux spectacles le soir. Offert gratuitement aux habitants de Fès, le festival dans la ville prévoit un riche répertoire musical populaire, concocté par sa directrice Zineb Lamrabet. Il est prévu d’y accueillir chaque jour entre 15.000 à 20.000 personnes. En outre, des intellectuels venant des quatre coins du monde enrichiront par leurs réflexions les matinées du «Forum de Fès: Une âme pour la mondialisation». C’est le troisième événement qui se tiendra tous les jours du 4 au 8 juin, au musée Batha. Là encore, les organisateurs attendent 1.200 personnes pour chacune de ces rencontres. Elles auront pour thème: «La conférence des oiseaux» et réuniront plus de 60 intervenants: hommes politiques, philosophes, sociologues, historiens, musicologues, de croyances et de confessions diverses. Ils évoqueront des thèmes aussi divers que «Islam/Occident: pour une politique de civilisation», «Les nouveaux horizons du Maghreb», «Quel avenir pour le Proche-Orient?», «Les racines de la crise financière», «Les expériences émergentes»… Outre le Festival des musiques sacrées et le forum, parmi les événements majeurs que la Fondation Esprit de Fès initiera et organisera durant 2011, figure le festival de Fès Jazz in Riads Festival dans les palais et les demeures de la médina, le Festival d’art culinaire, et un festival pour le film politique. En parallèle, la Fondation soutiendra et accompagnera des projets artistiques comme le Festival de la culture amazighe.


24 millions pour les festivals


Les festivals de l’Esprit de Fès, programmés en 2011, coûteront pas moins de 24 millions de DH. Les conseils communal, préfectoral et régional, y participent à hauteur de 6 millions. Notons que la Fondation a enregistré une performance négative de -700.000 DH en 2010. Ses dirigeants comptent désormais sur l’appui des sponsors. Ici, joue la pertinence, voire même la sensibilité de la programmation artistique qui confirme la mission culturelle et didactique des événements et l’impact économique. Lesquels visent la promotion touristique et culturelle de la ville et du pays d’accueil.


Youness SAAD ALAMI

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