Culture

Fès: La promotion des Musiques sacrées démarre

Par L'Economiste | Edition N°:2961 Le 11/02/2009 | Partager

. La 15e édition du 29 mai au 6 juin sous le thème «L’arbre de vie». Marcel Khalifa, Sami Yussuf, Shantalla et Marwa Wright en tête d’afficheLa promotion de la 15e édition du Festival des musiques sacrées de Fès a démarré hier avec une première conférence de presse. Brochures, dépliants, sites web et communications diverses sont les piliers de cette nouvelle campagne qui tombe dans une année de crise. Et les organisateurs le savent et anticipent leur rencontre avec les journalistes. Ils mettent le paquet afin de séduire la clientèle habituelle du festival et intéresser d’autres fans potentiels. De fait, le festival qui se tient cette année sous le thème de «L’arbre de vie», rend un vibrant hommage au poète Mahmoud Darwich et au peuple palestinien. Pour Fatima Sadiqi, la directrice de la fondation Esprit de Fès organisatrice de l’évènement, le Festival des musiques sacrées du monde est l’événement marquant de l’agenda culturel national. Fort de son rayonnement et de sa vocation, cette manifestation s’inscrit depuis 15 ans dans une mission universelle de paix et de rapprochement entre les peuples. «L’impact et le rayonnement national et international de cet événement s’accroît et s’approfondit d’année en année et surtout en période de crise», ajoute-t-elle. L’on se rappelle le franc succès qu’avaient connu les éditions qui ont coïncidé avec la guerre du Golfe et celle de l’invasion de l’Irak. De fait, certainement le contexte de la crise financière internationale et la situation de Gaza constitueront une matière à réflexion lors du prochain festival prévu du 29 mai au 6 juin. Ceci surtout lors des Rencontres de Fès qui seront l’occasion de débattre de thématiques vastes et actuelles. Des personnes d’horizon et de pays divers viennent régulièrement dialoguer autour de problématiques qui touchent à la religion, l’économique, la politique, l’écologie, l’art... «Ces rencontres, ouvertes à un large public, permettent de réfléchir, à partir d’une ville du sud, sur l’art et la manière de s’intégrer dans la dynamique de la mondialisation, de bénéficier de ses impacts positifs, de préserver et d’enrichir sa culture...», expliquent les organisateurs. Et d’ajouter que les participants sont ainsi régulièrement invités à échanger autour de domaines qui relèvent aussi bien du sacré que du matériel. Sous le thème «La vie entre sacré et profane», ces débats sont cette année à leur 9e édition. Ils sont souvent des moments privilégiés de partage et de réflexion, à l’ombre du chêne majestueux du musée Batha. A Bab Makina, Bab Boujloud et Dar Tazi, c’est un autre moment de spiritualité. Ici, durant neuf jours, un large éventail de chants et de musiques spirituels est proposé. «Le Festival des musiques sacrées du monde se veut être porteur de l’esprit de Fès», dit Mohamed Kabbaj, président de la fondation Esprit de Fès. Et de poursuivre: «l’effet en retour sur la ville est considérable à la fois en termes d’image et d’impacts économiques». Côté programmation, c’est l’artiste libanais Marcel Khalifa qui ouvrira le bal. Accompagné de l’ensemble Al Mayadine avec Oumeima Khalil, ce chanteur compositeur rendra hommage à Mahmoud Darwich lors de cette soirée inaugurale. C’est un grand moment d’émotion que promet Gerard Kurdjian, le directeur artistique du Festival. Selon lui, l’édition se poursuivra avec deux créations. La première, «cordes et âmes» du célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood, et sa rencontre avec la chanteuse marocaine Ihsane R’Miki. La deuxième, «Melos-chants de la Méditerranée», où le percussioniste iranien Keyvan Chemirani croise ses tambours avec les chants de Grèce, du Maroc et d’Espagne. L’autre vedette de cette édition est Sami Yussuf, une des jeunes voix montante du monde arabe et ses chants imprégnés de foi. Figure également au programme, du gospel avec Marwa Wright, la reine de la soul music de la Nouvelle-Orléans. Un important volet est dédié à la danse. Ainsi, la gracieuse indienne Shantalla Shivalingappa et la transe céleste des Derviches Tourneurs de Konya sont annoncées. Comme une passerelle entre les âges, la danse contemporaine fera vibrer le public lors du spectacle du chorégraphe turc Ziya Azazi. La clôture du Festival sera sur une ultime invitation au voyage grâce à Loreena Mc Kennit qui vient du Canada pour chanter et ouvrir «Le livre des secrets sur les traces des légendes celtiques». Parallèlement au Festival, de nombreuses manifestations sont prévues dans toute la ville. Lors de cette grande fête de la musique, trois scènes gratuites seront prévues au grand bonheur de tous les Fassis. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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