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vendredi 01 août 2014,
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Fès: Al Omrane trace sa feuille de route

   
. Au menu, de grands projets. Dans le haut standing, logement économique, éradication des bidonvilles.

.L’Erac-CN (Centre nord) s’appelle désormais Al Omrane-Fès. Et c’est Abdeljalil Cherkaoui, le directeur de l’Erac-CN, qui dirigera la nouvelle filiale. Une cérémonie a été organisée à cet effet le 19 juillet pour marquer le changement d’appellation et fêter la performance des résultats réalisés en 2006. «Une année jugée exceptionnelle», selon Cherkaoui. Pour lui, son établissement est tenu de répondre aux impératifs de développement de la capitale spirituelle par l’accompagnement en assiette foncière, qui constitue l’un des principaux soucis des professionnels du bâtiment. A cet égard, Al Omrane a fédéré de grands chantiers. Partenaire privilégié des collectivités locales de la région, l’établissement a sorti des tiroirs des dossiers en instance depuis plus de 20 ans. Notamment, le projet «Champs de course», aujourd’hui sur les rails. C’est le groupe Addoha qui est chef de file du chantier (cf. www.leconomiste.com). A signaler que les ressources prévisionnelles minimales sont estimées à 800 millions de DH. L’investissement induit par la valorisation des secteurs d’habitat et commerciaux par Addoha est estimé, à terme, à plus de 2 milliards de DH. L’autre projet d’envergure est celui relatif à la création de deux nouvelles zones urbaines dans la région de Fès. En effet, deux programmes d’habitat et d’urbanisme, dans les communes rurales d’Aïn Chkef et de Sbaâ Rouadi de la province de Moulay Yacoub, sont en train de voir le jour. Il s’agit de deux programmes intégrés, qui concernent aussi bien la mise à niveau et le développement de l’habitat que l’implantation de plusieurs équipements collectifs et la réalisation d’infrastructures de base. L’investissement global estimé pour ces deux grands projets est de l’ordre de 512,33 millions de dirhams. Ce montant ne manquera pas d’impulser le développement économique et social général de la province de Moulay Yacoub.Techniquement, le choix de la nouvelle zone d’Aïn Chkef se justifie par sa proximité de Fès. Notons que la présence de la forêt et, plus récemment, le passage de l’autoroute, ont conféré au centre une fonction d’espace de loisirs. Ce qui a pour conséquence une forte pression migratoire sur la région. Ces dynamiques socioéconomiques et démographiques ont provoqué une urbanisation rapide du centre, constituée d’habitat précaire, sous-équipé et de structure anarchique… A tel point que les ressources naturelles et touristiques sont aujourd’hui menacées par l’expansion urbaine, car non appuyée par les autres secteurs d’activités dont le développement reste très embryonnaire. Face à cette situation, les autorités compétentes au niveau de la province, de l’agence urbaine et de la commune ont procédé à l’élaboration d’un plan d’aménagement, l’acquisition d’un terrain de 25 hectares par la commune et un projet de lotissement. Sachant que la situation du site a imposé une action de grande envergure pour maîtriser l’habitat insalubre et non planifié, et surtout prévenir la prolifération. «Il s’agit de poser les fondements du développement durable du centre d’Aïn Chkef, en montant un véritable projet urbain, capable de tirer profit de toutes les ressources et dynamiques en place», estiment les partenaires du projet. Ainsi, dans un premier temps, l’aménagement concernera une tranche prioritaire de 147 ha pour une enveloppe de 502 millions de DH. A noter qu’à terme, l’assiette foncière du projet en question pourra s’élargir, puisque ses concepteurs ont réalisé l’étude d’aménagement sur une aire de 360 ha. Les 147 ha sont répartis en 2.200 lots. Lesquels devront accueillir un programme de 85 villas économiques construites au sol modérées (85 et 100 m2), 500 lots de villas variées ainsi que des immeubles et espaces verts. Les constructions seront réalisées en partenariat avec le secteur privé. Pour ce qui est du volet purement social, l’Al Omrane est engagé dans le programme de lutte contre l’habitat insalubre. Il est partenaire dans l’opération d’éradication des bidonvilles d’Aïn Smen, Douar El Barkani et Douar Al Askar. Composé de cinq îlots d’habitat insalubre, ce dernier bidonville regroupe près de 3.000 ménages. Sur ce total, quelque 1.000 familles ont été dénombrées pour un premier recasement. 800 d’entre elles ont déjà payé leurs participations. Le reste, soit près de 200 ménages, accepte difficilement le principe du relogement. Les responsables d’Al Omrane restent toutefois confiants. Reste la réhabilitation des maisons menaçant ruine en médina. Ici, l’organisme aménageur s’allie avec la ville pour la restauration de 1.500 vieilles demeures. Ce programme sera achevé en 2011. Enfin, Al Omrane a repris en main le dossier de la mise à niveau de la zone industrielle Bensouda. «Une proposition devrait être donnée rapidement», promet le directeur de l’entité.
Vaste chantier

Le parc d’habitations Oued Fès est le projet phare de la société Al Omrane. Il sera livré dans un an. En effet, l’aménagement démarrera incessamment. Situé à proximité de la nouvelle zone touristique Oued Fès, ce site va faire l’objet de travaux colossaux. Confié à la société Al Omrane Fès, l’aménagement de ce terrain communal, d’une superficie de 18 hectares, est le fruit d’un partenariat entre les élus, les autorités locales, et le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Le coût des travaux, estimé à 83,2 millions de DH, est financé par Al Omrane qui se charge également de la commercialisation des lots de terrain. De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI