Economie

Enseignement supérieur
Miser sur la recherche aussi

Par L'Economiste | Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

. Un des indicateurs de la «culture qualité». Construire un système méthodologique solide. Les recommandations du 5e colloque scientifique de l’Esig  C’est en partenariat avec l’Association marocaine pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement (Amaquen) que l’Ecole supérieure internationale de gestion (Esig) a organisé, le week-end dernier, son cinquième colloque scientifique sur l’amélioration de la qualité et de l’éducation dans l’enseignement supérieur. Placé sous le thème «Qualité de la recherche: de la planification à l’évaluation», ce congrès a été animé par de nombreux spécialistes  internationaux de l’enseignement et de la recherche scientifique. L’objectif étant de permettre à l’enseignement de se développer en misant sur la qualité afin de former une élite encline à répondre aux exigences du marché et donc de l’employeur. Face à un taux d’échec élevé allant jusqu’à 80% dans les universités, la qualité au Maroc est au cœur des préoccupations et s’inscrit comme un véritable défi. Insistant sur le fait que la notion de qualité n’est pas universelle et varie d’un individu à l’autre, Jacques Lanares, vice-recteur de l’université de Lausanne identifie cette différence d’appréciation comme l’un des freins majeurs à la qualité et souligne l’importance de la mise en place d’une «culture qualité» au sein de l’enseignement supérieur. Elle doit reposer avant tout sur la construction d’un système méthodologique solide et l’intégration de tous les membres (professeurs, étudiants…) au sein de la culture institutionnelle. Pour une raison de coût,  il existe à ce jour un seul baromètre officiel pour comparer les universités. Il s’agit du classement annuel de l’université de Shanghai. «Privilégiant les pays anglo-saxons et les grandes institutions, ce classement a ses limites», indique Alain Bouvier, membre du Haut conseil de l’éducation en France.Et toujours dans l’optique d’atteindre l’excellence, la recherche est également une des grandes recommandations. En France, une quinzaine de clusters de recherche et de développement ont déjà été mis en place. D’origine anglo-saxonne, ces derniers offrent la possibilité aux universités, aux centres de recherches et aux entreprises de se regrouper et de travailler simultanément sur les questions de recherche et de développement et ce, depuis le laboratoire jusqu’à la phase finale.


A quand un classement impartial?

Etabli par des chercheurs, le classement des universités mondiales par l’université Jiao Tong de Shanghai dépend de nombreux critères: le nombre de publications dans certaines revues scientifiques, le nombre de prix attribués aux élèves et aux équipes pédagogique… Cependant, ce classement manque d’objectivité et fait preuve de favoritisme envers les pays anglo-saxons et les institutions de grande taille. De plus, il rencontre des difficultés à définir des indicateurs adéquats. On ne peut donc pas s’y fier...La France tente de rectifier le tir en essayant d’imposer son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’enseignement supérieur. Alixanne CHAPON

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