Economie

Emergence industrielle acte II
L’Etat s’engage sur 111 mesures

Par L'Economiste | Edition N°:2964 Le 16/02/2009 | Partager

Pour Ahmed Réda Chami, ministre du Commerce et de l’Industrie, en mobilisant et en coordonnant les actions de l’Etat et du secteur privé, le Pacte national signé à Fès vise à construire un secteur industriel fort. Il en explique les grandes lignes.- L’Economiste: Quels sont les objectifs de l’accord Emergence II?- Ahmed Réda Chami: Il est important de noter que nous avons enrichi la stratégie Emergence puis déclinée en plans d’action qui prévoient 111 mesures concrètes sur lesquelles nous nous engageons avec les autres départements ministériels. A noter que 56 mesures concernent les métiers mondiaux du Maroc (MMM), 48 pour la compétitivité des entreprises et 7 pour la gouvernance et l’exécution. D’un autre côté, le privé a aussi des mesures sur lesquelles il s’engage. Le tout forme ce qu’on a appelé le Pacte national pour l’émergence industrielle 2009-2015.- Existe-t-il un budget pour la réalisation de ce Pacte?- Absolument. Affectées aux différents responsables, les 111 mesures nécessiteront pour leur réalisation un budget de 12,4 milliards de DH sur la période 2009-2015. A noter que ce coût est ventilé d’une manière réfléchie. C’est-à-dire, le tiers des fonds ira à la formation et aux ressources humaines et 24% à l’incitation à l’investissement. L’argent provient en grande partie du budget de l’Etat. Il y a aussi la contribution du fonds Hassan II avec près d’un milliard de DH. - Comment participe le secteur privé dans ce plan? - Le privé ne finance pas ces mesures. Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’en marge du Pacte, nous avons signé cinq conventions, dont une avec les banques. Lesquelles ont mis sur la table un fonds de 4 milliards de DH. Ce montant, qui vise à accompagner le Pacte, est consacré à hauteur de 75% (3 milliards de DH) au financement des MMM. Nous savons aujourd’hui que beaucoup d’investisseurs voudraient bien venir s’installer au Maroc, mais malheureusement, avec la crise internationale, leurs institutions bancaires leurs accordent de moins en moins de crédits. Et c’est pour eux que nous avons créé une ligne de financement en guise d’encouragement. Le milliard qui reste ira à l’amorçage d’un fonds pour l’aménagement de zones industrielles. - Quel genre d’aide est prévu par ces conventions?- Déjà, la première convention, relative aux plateformes industrielles intégrées, porte sur l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de la plateforme industrielle intégrée de Kénitra. La deuxième convention est relative aux métiers mondiaux du Maroc. Pour ce qui est de la troisième, elle vise l’amélioration de la compétitivité des PME. Ceci à travers des plateformes de notation conventionnées entre l’Etat et les banques pour l’amélioration de l’appui et du financement des PME. La quatrième convention porte sur la formation. Sur ce volet, nous nous sommes mis d’accord sur la création d’une école d’ingénieurs en partenariat avec l’Ecole Centrale de Paris. La dernière convention vise la mise en place, la gestion et le développement de l’Institut des métiers de l’aéronautique de Casablanca.Propos recueillis par YSA et BT

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