Affaires

Elections CGEM: Horani sans surprise

Par L'Economiste | Edition N°:3030 Le 22/05/2009 | Partager

. 1.830 voix exprimées avec 746 bulletins nuls et 35 votes blancs. Le nouveau président s’engage à réviser les modes de gouvernance de la Confédération. Elalamy désigné président d’honneur de la CGEM à l’unanimitéLE rideau sur l’élection du nouveau patron des patrons est tombé sans suspense jeudi 21 mai en fin de journée dans une salle archicomble. L’assemblée générale élective de la CGEM a désigné Mohamed Horani et Mohamed Tamer respectivement président et vice-président général de la Confédération. Une élection sans surprise qui s’inscrit dans un contexte particulier de marasme économique dans lequel l’entreprise marocaine est appelée à adopter des orientations majeures. L’enjeu: «transformer les contraintes en opportunités» pour booster la croissance, a martelé Horani. Une chose est sûre, 477 adhérents étaient présents, soit 2.959 voix contre 4.054 en 2005. Or, la CGEM compte au total 8.634 voix. Ce qui en dit long sur l’abstentionnisme. Au total, le nombre de votants a été de 2.611 dont 1.830 voix exprimées, 35 bulletins nuls et 746 bulletins blancs.

Les chantiers restés ouverts
Le préambule de l’assemblée élective a été réservé à un film institutionnel qui a dressé le bilan du mandat Elalamy avec des témoignages de plusieurs ministres sur la méthodologie adoptée par l’équipe sortante. Parmi les réalisations citées, le plan Emergence, le label CGEM, la loi sur la SA, le texte sur la protection des données, le centre marocain de production propre…Le bilan dressé insiste particulièrement sur la baisse du taux de l’IS, le livre blanc, l’amélioration du climat des affaires et les partenariats à l’international. L’équipe sortante n’a pas omis de mentionner les chantiers restés ouverts. Il s’agit notamment du baromètre de conjoncture, la refonte du système de contrôle des changes, la refonte des ALE avec les Etats-Unis et le Quad, ainsi que le projet de réforme des retraites avec une projection sur 30 ans. La logistique et le baromètre sur le moral des patrons restent aussi ouverts. La nouvelle équipe devra s’y atteler en priorité. En d’autres termes, la tâche ne sera pas aisée pour le président élu, lequel se doit non seulement de parachever les chantiers lancés, mais surtout dépasser les clivages et les règlements de comptes (cf. www.leconomiste.com), renforcer la crédibilité de l’instance patronale et mobiliser les énergies autour d’objectifs communs.Le milieu des affaires et des entreprises n’oubliera pas de sitôt les conditions particulières et les rebondissements qu’a connus cette élection. Juste avant le scrutin, Horani a fait un discours à la communauté des affaires: fiscalité, PME, formation, export, emploi, réforme de la Justice, régions… «Nous allons adopter une approche globale. Par conséquent, nous travaillerons sur plusieurs fronts à la fois, avec une attention particulière pour les chantiers les plus urgents», déclare le nouveau président.Pour commencer, Horani propose une réforme pour une fiscalité «adaptée et compétitive» qui passe par l’élargissement de l’assiette fiscale en proposant des mesures incitatives à l’informel. Par ailleurs, il a promis d’intégrer l’entreprise dans l’économie du savoir tout en veillant à «opérationnaliser les chantiers en cours et à en accélérer la cadence». Le nouveau président s’engage aussi à renforcer les structures existantes de la Confédération, à réviser les modes de gouvernance tout en redynamisant les commissions. Au programme également, l’assouplissement du code du travail pour créer de nouveaux emplois et redynamiser l’entreprise. La PME s’inscrit au cœur des préoccupations de la nouvelle équipe en plus des plans de soutien déjà existants. Des efforts seront aussi, promet-on, déployés pour l’incitation à l’investissement et la promotion des exportations. L’ambition est de donner plus de visibilité aux opérateurs économiques, en symbiose avec les orientations des politiques sectorielles, telles que dictées par les pouvoirs publics (Azur, Maroc vert, Emergence, Rawaj, Export…)«Horani reconnaît que Elalamy a fait du bon travail et propose de capitaliser sur les acquis. Maintenant, il faut professionnaliser le travail de la CGEM quitte à recruter de nouveaux profils et recourir à l’expertise marocaine. Il faut également revoir le casting des présidents de commissions comme celle de l’économie, la logistique, la formation, Emergence…», déclare une source proche de la Confédération patronale.Hassan El ARIF & Amin RBOUB
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