Economie

El Mustapha Sajid à la tête de l’Amith

Par L'Economiste | Edition N°:3041 Le 08/06/2009 | Partager

. Des textiliens réclament l’intervention de l’Etat contre l’informel. Des agents de contrôle de la CNSS agressés à Fès El Mustapha Sajid est le nouveau patron de l’Association marocaine des industries de textile et habillement (Amith). Le frère du maire de Casablanca remplace ainsi Mohamed Tamer, élu récemment vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) (cf. www.leconomiste.com). Le conseil d’administration de l’Amith, tenu samedi dernier à Fès, a officialisé ce choix. C’est une occasion de dresser l’état des lieux du secteur face à la crise.Ainsi, durant les trois premiers mois de cette année, le chiffre d’affaires du secteur textile à l’export s’est établi à quelque 589 millions d’euros. Le volume des échanges du Maroc avec les cinq principaux donneurs d’ordre (France, Espagne, Italie, Allemagne, et Royaume-Uni) a baissé de 15,2%. Pour le mois d’avril, une petite hausse a été constatée au niveau des commandes de l’Espagne et du Royaume-Uni avec simultanément +2 et +5%. Ce n’est pas le cas pour les autres pays. Pour Mohamed Berrada Rkhami, un industriel du secteur à Fès, «les opérateurs du textile n’ont pas de visibilité». Pour un autre, «avant la crise, les unités tournaient pendant toute la saison. Aujourd’hui, les commandes «atterrissent» au jour le jour ». Outre le manque de visibilité, la concurrence du secteur informel nuit à l’image et à l’activité des opérateurs. «Ces petits ateliers nous prennent des parts de marché considérables dans une impunité totale… Nous sollicitons l’intervention des autorités publiques pour mettre fin à ce calvaire», réclament-ils. Même son de cloche auprès de Saïd Ahmidouch, DG de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Ce dernier a fait appel ouvertement aux forces publiques pour accompagner ses équipes de contrôle dans ces unités de non-droit ou ce qu’il a nommé «zones offshore». «Ici, nombreux sont nos agents qui subissent parfois des agressions physiques», explique Ahmidouch. Selon lui, la perte d’emplois au niveau national pour le secteur TH, durant le premier trimestre, est estimée à 10% (5% pour la région de Fès-Boulemane). C’est dire que plusieurs usines ont mis la clé sous le paillasson. A fin mars, l’Amith déplore la perte de 13.000 emplois dont 11.000 liés directement à la crise. Les statistiques de la CNSS montrent que le nombre de postes disparus de ses registres, pour le seul mois d’avril, s’établit à 19.429 tous secteurs confondus. S’agissant du volet social, Ahmidouch a souligné qu’à la date du 21 mai, la CNSS a reçu 343 demandes de remboursement de charges sociales. Se calculant sur la base des charges patronales et du montant réalisé à l’export, le remboursement s’est fait au profit de 245 unités dont 204 relevant du textile. La somme totale remboursée est de l’ordre de 70 millions de DH. Alors que plusieurs entreprises n’acceptent pas le concept d’aide mis en œuvre par l’Etat en raison de l’obligation du maintien du nombre d’emplois. Pour le DG de la Caisse, celles-ci peuvent réduire le nombre d’heures de travail sans pour autant se séparer de leurs ouvriers. Reste à signaler qu’à l’issue de cette rencontre, les responsables de l’Amith ont remis des distinctions «Fibre citoyenne» à Vetir 2000 et CIC, deux entreprises de textile de Fès. Youness SAAD ALAMI

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