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Dossier NTIC
Casablanca Technopark héberge 37 entreprises

Par | Edition N°:1196 Le 30/01/2002 | Partager

. Un tiers du bâtiment est occupé pour l'heure. Il ne sera réellement rentable que lorsqu'il sera rempli à 80% C'était finalement une bonne idée d'avoir pensé à reconvertir l'ancien immeuble de la douane en pépinière pour entreprises high-tech, une sorte de Silicon-Valley à la marocaine. Inauguré en septembre dernier, le bâtiment en est actuellement à un taux d'occupation de 35%. Les demandes pleuvent de la part des PME et des start-up. Pour le moment, 37 entreprises sont déjà là. L'offre est certes attrayante, mais pour y accéder, les entreprises doivent obligatoirement opérer dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), et répondre à un certain nombre de conditions (voir encadré). “Le bâtiment ne sera réellement rentable que lorsqu'il aura atteint un taux d'occupation de 80%, les frais d'entretien et de gestion étant énormes”, assure Omar Balafrej, président du directoire de MTIC (Moroccan Information Technopark Company), la société gestionnaire du technopark, sans fournir de chiffres. A noter que c'est la société GPS qui assure les services de gardiennage et nettoyage. “Nous sommes là pour apporter un service et pas seulement pour louer des espaces”, précise-t-il. En fait, les entreprises qui optent pour le Technopark profitent d'un package comprenant outre les locaux, les raccordements téléphoniques, un accès Internet haut débit, le gardiennage de l'immeuble, la gestion du courrier, l'entretien général, le nettoyage des locaux communs et l'accès au parking. Sans oublier la synergie créée par la proximité d'autres entreprises opérant dans le même domaine. MTIC prétend ainsi jouer le rôle d'aide commerciale en attirant les clients des entreprises hébergées pour faciliter les contacts. Selon Omar Balafrej, Goldorak sert aussi de centre de relais pour les filiales d'entreprises étrangères. Leur proximité des PME et start-up du secteur devrait leur permettre de tisser les premiers partenariats. Le bâtiment comporte en effet une aile PME, une deuxième pour les start-up et une troisième, encore inoccupée, réservée aux grandes structures. Un restaurant ouvrira ses portes dans les deux prochains mois au profit de l'ensemble des locataires, ainsi qu'un gymnase. La zone réservée aux start-up (spécialisées dans le développement et l'édition de logiciels, les solutions e-business…) couvre 2.247 m2 répartis sur trois étages. Celle consacrée aux PME (ingénierie, sous-traitance informatique…) s'étale sur 5.938 m2 sur quatre étages. Les start-up bénéficient d'un tarif préférentiel de 50 DH HT le m2 pendant les premiers 18 mois de leur installation. Passée cette période de grâce, elles n'ont plus droit au traitement de faveur et devront donc verser un prix forfaitaire de 120 DH HT le m2 au même titre que les PME. L'expérience du Technopark de Casablanca servira de modèle à d'autres centres. En effet, la société gestionnaire s'est donné pour objectif de diversifier les espaces intégrés intelligents, type pépinières d'entreprises dans différentes régions du Maroc, à Casablanca, Bouznika et Tanger. Pour ces deux dernières villes, les technoparks sont encore au stade de projet. Celui de Bouznika est prévu sur une superficie de 100 ha dans un premier temps et de 200 à terme. Il est financé par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social à hauteur de 90 millions de DH. La technopole de Bouznika se développera autour de quatre zones d'activité: la production, l'exploitation, la recherche et les services.


Goldorak en chiffres

Cinq banques, en plus du Secrétariat d'Etat aux Postes et Technologies de l'Information (Septi), sont dans le tour de table de MTIC. Il s'agit en l'occurrence de BMCE Bank, BCP, Wafabank, BCM et CDG. Elles sont majoritaires avec 65%, l'Etat détenant le reste du capital qui est de 46 millions de DH. La surface totale du building s'élève à 29.400 m2 dont 16.000 m2 de surface utile, un auditorium de 250 places, des salles de conférences, un restaurant et un gymnase. . Les start-up éligiblesOpérer dans le secteur des TIC est bien évidemment la première condition d'accès à un local au Technopark de Casablanca. Et pour bénéficier du tarif préférentiel (50 DH HT le m2), une start-up doit avoir moins de 2 ans d'existence et un capital de moins de 1 million de DH. Il ne faut pas non plus qu'elle soit affiliée à un groupe ou une PME.


Témoignages

Abderrazak Mihamou (Eclisse.com): “Nous n'avons des start-up que le nom”A première vue, Goldorak semble inoccupé. En visitant les lieux, on se rend rapidement compte du contraire. Des jeunes, l'air affairé, arpentent les couloirs dans tous les sens. L'aile réservée aux start-up est assez animée, 20 entreprises sont déjà là. Eclisse.com en est une. Elle propose des solutions complètes de conception de contenant et de contenu, d'hébergement et accès aux réseaux. Elle édite également une revue on line dédiée aux TIC dont le premier numéro a coïncidé avec le nouvel an 2002 (il s'agit de: www.manteconline.com). Abderrazak Mihamou, son fondateur, se vante d'être l'un des premiers à avoir intégré le Technopark en août 2001, soit avant son inauguration officielle. “La proximité des autres start-up facilite les échanges. Nous avons ici une bonne ambiance. Il suffit de taper à la porte d'à côté pour trouver de l'aide auprès de spécialistes du même domaine”, affirme-t-il. Il reconnaît toutefois que l'expérience étant à ses débuts, il serait encore trop tôt pour tirer des conclusions. “Nous n'avons pas de référentiel pour juger du succès ou de l'échec de la formule”. Mais, pour lui, la période de 18 mois (au-delà de laquelle la start-up paye les mêmes tarifs qu'une PME) est insuffisante pour assurer le démarrage et la rentabilité de l'entreprise. “Il nous faut au moins 36 mois, comme c'est le cas dans la pépinière de Marseille en France. En fait, nous n'avons des start-up que le nom. Nous ne bénéficions d'aucun avantage en comparaison avec d'autres entreprises”, déplore-t-il en s'étonnant du même coup qu'aucune agence bancaire ne se soit encore installée au Technopark, même si cinq banques sont présentes dans le tour de table de MTIC. Mustapha Mellouk (Streamedia): “Bonnes conditions de travail”Streamedia est installée au Technopark depuis septembre dernier. La start-up, spécialisée dans la vidéo sur Internet et la visioconférence, emploie 12 personnes. Elle a été choisie pour son fort potentiel d'innovation et pour la clarté de son programme. “L'équipe du Technopark organise des réunions de coordination, des visites, des rencontres de manière permanente, ce qui permet de créer un espace de communication entre les différentes entreprises installées relève, Mustapha Mellouk, directeur général de la start-up. “Les responsables du Technopark se chargent du suivi des entreprises et sont à l'écoute de leurs besoins. La sécurité est assurée, un parking disponible et de bonnes conditions de travail sont garanties”, ajoute-t-il. Point important: L'accès au site est possible à n'importe quelle heure.Brahim Benlahmar (Brams Technologies): “Des responsables dynamiques” Le directeur général de Brams Technologies, Brahim Benlahmar, se déclare globalement très satisfait du service rendu par le Technopark. Les responsables sont très dynamiques, disponibles et font beaucoup d'efforts pour satisfaire aux attentes de la quarantaine d'entreprises installées, assure-t-il. “Lorsque la première phase (celle de l'installation) sera achevée, l'on s'attend à bénéficier davantage d'accompagnement de leur part”. Les entreprises veulent en particulier du conseil, un suivi et l'organisation de manifestations génératrices de contacts. Brams Technologies est une société d'ingénierie informatique spécialisée dans les technologies de pointe (client/serveur, Internet, Intranet, messagerie électronique, e-business et réseaux). Aziza EL AFFAS

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