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jeudi 24 avril 2014,
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Ciments du Maroc
La transition industrielle pèse sur les profits
La fermeture de l’ancienne usine d’Agadir a coûté près de 100 millions de DH
Forte hausse du prix des combustibles

   
Ciments du Maroc La transition industrielle pèse sur les profits
La nouvelle usine d’Aït Baha permettra une réduction de 24% de la consommation thermique. Les coûts variables et fixes baisseront respectivement de 20 et 10% par rapport à l’usine d’Anza fermée depuis le 31 mars dernier

LES professionnels du ciment ont appris ces deux dernières années à vivre avec des croissances molles. Passée à 14,5 millions de tonnes, la consommation de ciments n’a augmenté que de 52.000 tonnes en une année, soit 0,4% contre une moyenne de 7% sur la dernière décennie. Cinq opérateurs se partagent désormais le marché, notamment Ciments du Maroc qui hisse ses ventes à 3,8 millions de tonnes en progression de 3%. La filiale du groupe Italcimenti réalise un chiffre d’affaires social de 2,9 milliards de DH en hausse de 6,1%. Les autres agrégats clignotent au rouge. L’excédent brut d’exploitation recule de 3,6% à 1,2 milliard de DH. La baisse du résultat net, elle, est plus marquée avec un repli de plus de 30% à 815 millions de DH. «La baisse des résultats est liée non seulement à l’opérationnel mais également à l’effet transition», précise Mohamed Chaïbi, président directeur général de Ciments du Maroc lors de la présentation des résultats du groupe le 13 avril.
En dehors des facteurs conjoncturels -forte hausse du prix de la tonne de coke de pétrole-, la fermeture de l’ancienne usine d’Agadir a coûté près de 100 millions de DH à l’entreprise. Le cimentier a également acheté 350.000 tonnes de clinker «pour combler le manque avant le plein démarrage de l’usine d’Aït Baha l’été dernier».
Au niveau des comptes consolidés, la tendance reste inchangée. Le chiffre d’affaires marque une légère hausse de 0,8% à 3,6 milliards de DH. L’excédent brut d’exploitation recule, quant à lui, de 4,5% à 1,4 milliard de DH. Le groupe dégage des profits en recul de 10,2% à 871 millions de DH.
En 2010, les filiales Betomar (béton prêt à l’emploi et granulat) et Axim Maroc (adjuvants) ont vécu une année difficile. La première enregistre une baisse de 12,6% de ses ventes dans un marché qui a progressé de 2%. Quant à l’activité de granulat, «nous sommes confrontés à un problème d’application des textes», relève Chaïbi. En cause, une circulaire du ministère de l’Equipement qui serait profitable aux carrières qui font dans la surcharge. Du coup, «les clients fuient vers les autres parce que les prix pratiqués sont plus intéressants», explique le PDG de Ciments du Maroc. A cet effet, les ventes de granulat de Bétomar ont enregistré une baisse de 19,5% d’une année à l’autre.
Après une année de transition selon les professionnels, ils espèrent profiter pleinement des mesures de la loi de finances 2010 pour le logement social. La croissance de 11% des ventes de ciments au premier trimestre marque déjà une première rupture avec la période morose.

F.Fa