Economie

Agadir: Du tourisme de montagne à Imouzzer Ida Outanane

Par L'Economiste | Edition N°:1078 Le 10/08/2001 | Partager

De notre correspondante à Agadir, Malika ALAMI. Depuis 1969, la famille Atbir investit dans un hôtel qui offre aujourd'hui 27 chambres au coeur d'une végétation luxuriante. Pour maintenir la clientèle plus longtemps sur les lieux, le manager de l'unité a aménagé à quelques kilomètres de là des gîtes de montagnesAu départ d'Agadir, le choix des excursions est pléthorique. Taroudant, Tafraout, Tiznit, Imouzzer Ida Outanane… Située à 60 km de la station, cette dernière est l'une des plus fréquentées à tout moment de l'année. C'est là au coeur des premiers contreforts du Haut-Atlas entre mer et montagne, à 1.160 m d'altitude, que se niche un petit hôtel de charme baptisé “les Cascades'', géré par la société Découvertes et Tourisme. Depuis 1969, l'unité ne comptait que trois chambres à ses débuts. Aujourd'hui, elle offre 27 chambres au décor rustique dont le confort n'a rien à envier aux grandes unités de la capitale du Souss. Pour cela, Jamal Atbir, le propriétaire de l'établissement et natif de la région, a repris l'affaire à la mort de son père et n'a pas ménagé ses efforts. Depuis plusieurs années, il ne cesse d'investir dans son projet. Dans la foulée, ainsi l'hôtel construit avec les matériaux locaux, s'est doté entre autres d'une piscine, de terrains de tennis et d'un parc à la végétation luxuriante où se côtoient un mélange de parfums et de fleurs. Au coeur de ce jardin d'Eden, le maître des lieux a aménagé une terrasse. Elément fédérateur de l'établissement, elle offre au touriste une vue imprenable. De là, le visiteur peut avoir l'impression que tout ce qui entoure l'unité lui appartient: sur un fond bleu, à l'horizon la mer, des montagnes s'étendent à perte de vue et à leur pied une vallée où un village aux couleurs ocres a élu domicile. Ici, le calme règne et on pourrait croire à s'y méprendre que la vie est un long fleuve tranquille. Cette ambiance où raisonne le bruit du ruisseau qui traverse la propriété, est l'un des points forts du lieu. Car les clients de l'unité sont surtout des personnes qui recherchent un contact avec la nature et veulent se reposer en toute tranquillité. Discrets et à pas de velours, en bons professionnels, Jamal Atbir et son équipe (15 personnes), tentent de ne pas troubler cette quiétude. Toutefois, ils sont conscients que pour tenir sur place plus longtemps une clientèle qui est à 90% étrangère, il faut sans cesse innover et multiplier les prestations. “D'autant plus qu'il est difficile de concurrencer le balnéaire'', note-t-il. C'est ainsi qu'il a eu l'idée, il y a quelque temps d'aménager des gîtes de montagnes où les amoureux du trekking passent leurs nuits lors de leurs randonnées. Accompagnés d'un guide, au service de l'établissement, les amateurs découvrent ainsi des coins reculés dans l'arrière-pays encore méconnus, souligne l'opérateur. Dynamique, celui-ci avait également un autre projet pour étendre son unité. Il voulait construire en 1994 un complexe de 30 bungalows sur un terrain domanial voisin et était prêt à investir une enveloppe conséquente dans l'opération, malheureusement, son projet a été entravé selon lui par l'autorité locale de l'époque. “C'est dommage, ce projet aurait pu animer cette contrée, y attirer beaucoup plus de touristes et créer des emplois pour les villageois'', indique-t-il amer. Cette expérience a beaucoup freiné son enthousiasme mais n'a pas ébranlé sa passion pour sa région. Pour promouvoir son établissement, il a mis en place un site (www.casacades.com). Outre les contacts de l'opérateur avec les agences pour multiplier le nombre de clients, cette toile sur le Web est une opportunité pour cet endroit isolé qui ne reçoit sur le plan touristique que très peu de soutien des pouvoirs publics. Pourtant, au moment où l'on ne parle que de diversifier le produit et aménager l'arrière-pays, une telle infrastructure est une valeur sûre et mériterait d'être encouragée.


Carte de visite

Connue également sous le nom de “route du miel'', produit-phare de la région, Imouzzer Ida Outanane est réputée pour ses gorges et cascades. Malheureusement, depuis trois ans, elles sont pratiquement sèches à cause de la faiblesse des précipitations. Ainsi, un maigre filet s'écoule le long d'un grand rocher baptisé voile de la mariée, légende selon laquelle la chute d'une mariée lors du passage de son cortège par là, est à l'origine de cette appellation. Etendue sur une superficie de 233 km2, la Commune d'Imouzzer abrite une population de 6.370 habitants. Hormis les maasras (15 unités d'huileries traditionnelles environ), la région connaît une faible activité économique. Malheureusement, la majorité de jeunes en âge de travailler est au chômage. M. A.


. Agadir• Des voyagistes italiens en congrèsAprès le congrès du Snav (Syndicat des agences de voyages français) qui s'est tenu à Agadir en janvier dernier, c'est au tour des voyagistes italiens (FIAVET) de s'intéresser à la capitale du Souss. Ils envisagent d'organiser leur prochain congrès à Agadir du 17 au 21 octobre prochain. Pour préparer cette manifestation, une délégation d'opérateurs italiens effectue une visite dans la ville. Au programme, une rencontre avec Mohamed Ali Ghannam, wali de la région du Souss-Massa-Draâ et les professionnels du tourisme. • Abderrahim Oummani nommé expert international de l'OMTAbderrahim Oummani, le président de l'Association régionale de l'industrie hôtelière (AIH) a depuis peu une casquette de plus. Il a été nommé expert international et consultant auprès de l'Organisation Mondiale du Tourisme. Membre entre autres du Groupement régional d'intérêt touristique (Grit), Oummani est directeur général de l'hôtel Sahara, agent de voyages et parlementaire sous les couleurs du RNI. A rappeler que cet opérateur, co-major de la promotion 1977 de l'Institut Supérieur International du Tourisme de Tanger, est également expert assermenté en tourisme et gestion hôtelière auprès des tribunaux. Durant son parcours, le Ouissam de mérite, classe exceptionnelle (1990) et le diplôme de mérite du Ministère du Tourisme (1989) lui ont été décerné. . Fès• Foire commerciale et touristique en septembreFès abritera du 20 septembre au 7 octobre une foire commerciale et touristique. Cette manifestation de 18 jours vise la promotion du secteur commercial de la ville. Elle connaîtra la participation de plusieurs exposants issus de différents secteurs économiques. Quelque 200.000 visiteurs sont attendus. La manifestation est organisée par la société offensive commerciale du Maroc en collaboration avec la Chambre de Commerce de la région. Côté animation, un programme culturel et social est prévu. Un parc pour enfants sera également aménagé. o. Tanger• Hausse de 5,9% des arrivées de touristesLes arrivées de touristes à Tanger ont atteint 80.968 durant le premier trimestre de cette année une augmentation de 5,9% par rapport à la même période de l'année dernière. Ce sont les Espagnols qui viennent en tête avec 24.017 arrivées, suivis des Français (15.093) et des Américains (8.984). Les nationaux, quant à eux, ont enregistré 80.150 arrivées durant le premier trimestre de l'année en cours, soit une augmentation de 16,2% par rapport à la même période de l'année précédante. . Taza• Rééchelonnement de la dette des agriculteursDans le but d'alléger le surendettement des agriculteurs (notamment dans les zones “Bour”), des mesures ont été prises au profit de 1.100 clients pour une créance globale de près de 15,5 millions de DH. Selon le Directeur de la CLCA (Caisse Locale du Crédit Agricole) 2,8 millions de DH seront fournis par la CNCA de Taza et le même montant par l'Etat. L'apport des endettés se chiffre à 770.915 DH.
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