Société

Le culturel et le religieux au service du climat

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4770 Le 11/05/2016 | Partager
C'est l'objet du Sommet des consciences de la COP22 prévu en novembre
Il sera organisé par le CESE avec d’autres partenaires
Mobilisation de tous les acteurs influents

Le climat est l’affaire de tous. Pour relever les défis des changements climatiques devenus un sérieux danger pour l’avenir de notre Terre, on doit impliquer tout le monde dans le débat. Ce qui va permettre à chacun de s’approprier les enjeux de ce chantier dont le sort ne devrait plus rester limité aux hommes politiques et les technocrates.
C’est dans cet esprit que s’inscrit le Sommet des consciences prévu en novembre prochain dans le cadre de la COP22 à Marrakech. Ce sommet sera organisé sous l’égide du Conseil économique, social et environnemental (CESE) avec la Rabita Mohammadia des Oulémas et d’autres partenaires. Les promoteurs de ce projet ont profité de l’approche de la célébration de la journée de la biodiversité (22 mai) pour annoncer et présenter au public les objectifs de ce sommet dans un lieu imposant et significatif, il s’agit du Jardin d’essai botanique de Rabat. Ce sommet sera une opportunité de dialogue entre les religions et les cultures sur l’environnement pour mobiliser tous les acteurs qui ont une influence sur les citoyens pour permettre de relever les défis climatiques et contribuer au développement d’une économie verte, indique Nizar Baraka, président du CESE. A ce titre, il rappelle que la religion intègre en elle-même ses valeurs qu’on devrait valoriser aujourd’hui et les rendre plus visibles.
L’objectif de ce sommet est d’arriver à sensibiliser les consciences pour qu’elles soient plus imprégnées par le besoin d’assurer un développement encore plus durable en faveur des futures générations. Baraka rappelle que le Sommet des consciences est une sorte de flambeau transmis par le CESE français qui avait organisé la première édition en juillet 2015 à Paris.
Une manifestation qui a regroupé une quarantaine de personnalités spirituelle, religieuse, scientifique en présence de prix Nobel et de la paix. C’est avec ces personnalités écoutées qu’on peut mobiliser les gens pour instaurer une rupture avec un comportement irresponsable de l’homme envers le climat et la Terre en général. Cela nécessite donc de changer de paradigme.
L’approche systémique s’impose aujourd’hui pour arriver à cette rupture, recommande Ahmed Abbadi, SG de la Rabita Mohammadia des Oulémas. Il s’agit, selon lui, d’une approche plus dimensionnelle qui prend en considération les divers aspects permettant ainsi à tous les individus de s’approprier cette responsabilité de la protection de la Terre avec des droits et des devoirs.

Khalil Gibran nous le disait aussi

A la question de la dégradation de l'environnement, Khalil Gibran répond en poète dans La Voix du maître: «J’ai entendu le ruisseau se lamenter comme une veuve pleurant son enfant mort et j’ai demandé: «Pourquoi pleures-tu, mon pur ruisseau?» Et le ruisseau répondit: «Parce que je suis contraint d’aller à la ville où l’homme me méprise et me préfère les boissons plus fortes et fait de moi le réceptacle de ses déchets, souille ma pureté et change ma qualité en ordure». Et j’ai entendu les oiseaux se plaindre et j’ai demandé: «Pourquoi pleurez-vous, mes beaux oiseaux».  Et l’un d’eux s’approcha, se percha au bout d’une branche et dit: «Les enfants d’Adam viendront bientôt dans ce champ avec leurs armes mortelles et nous feront la guerre comme si nous étions leurs ennemis. Nous nous disons adieu car nous ne savons pas lequel d’entre nous échappera à la rage de l’homme. La mort nous suit partout où nous allons». Je me suis demandé: «Pourquoi l’homme détruit-il ce que la Nature a construit?».

 

 

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