Culture

Cinéma: Youssef Britel fait revivre la marche verte

Par Karim Agoumi | Edition N°:4758 Le 25/04/2016 | Partager
Une œuvre qui raconte cette grande page de l’histoire
13.000 figurants, 3 hectares de studio… des moyens techniques impressionnants
Un long-métrage qui transmet les valeurs universelles de patriotisme
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Le second long-métrage du réalisateur Youssef Britel intitulé «La Marche Verte» a été présenté en avant-première à l’Imax du Morocco mall. Une œuvre saisissante de réalisme et aux moyens techniques impressionnants qui vise avant tout à faire découvrir ou redécouvrir cette célèbre page de l’histoire aux spectateurs (Ph. Entourage production)

Faire revivre l’histoire de la  marche verte comme si vous y étiez. C’est le tour de force réussi par le réalisateur Youssef Britel dans son nouveau long-métrage intitulé «La Marche Verte» qui a été récemment projeté en avant-première à l’Imax du Morocco mall, accueilli par une salve d’applaudissements. Un film aux moyens techniques gigantesques et aux conditions de tournage plus qu’éprouvantes. Une œuvre qui vise avant tout à faire découvrir ou redécouvrir cette formidable épopée historique qui a rassemblé des centaines de milliers de Marocains unis par leur foi, leur loyauté et leur patriotisme. Une production cinématographique avec un casting de rêve réunissant notamment Driss Roukh, Rachid El Ouali ou encore Mohammed Khouyi.

Un long-métrage haut en couleur qui retrace le célèbre évènement historique du Royaume au cours duquel plus de 350.000 Marocains ont répondu à l’appel de leur monarque et ont entamé en 1975, munis de drapeaux et de corans, une marche pacifique pour partir à la reconquête du Sahara usurpé de leurs frères sahraouis. Mais la grande histoire croise également celle de six personnages hauts en couleur dont Ali, un «magouilleur» des rues qui s’engage malgré lui dans cette aventure, Zhor, une femme enceinte qui risque sa vie pour marcher en mémoire de son époux décédé ou encore Mohamed et Youssef, deux frères que tout oppose mais que la marche finira par rassembler. «Nous avons trouvé plus judicieux de multiplier les personnages présents à l’écran afin que les spectateurs marocains puissent plus facilement s’identifier aux nombreux protagonistes», confie ainsi Othmane Benzakour, co-producteur.
Un film de grande envergure qui vise avant tout à faire connaître cette marche historique à la nouvelle génération. Mais pas seulement. Le long-métrage a également été réalisé pour transmettre aux citoyens marocains les valeurs universelles de patriotisme, souligne le co-producteur. Une œuvre qui aborde de nombreux thèmes essentiels tels que la loyauté, le devoir, l’amour, la foi ou encore l’entraide.
Pour réaliser et produire un tel film, de gigantesques moyens techniques ont été déployés, lui donnant des allures de véritable blockbuster. Ainsi, pas moins de 13.000 figurants ont été mobilisés durant les six semaines de tournage. Le tournage s’est déroulé en grande partie à Laâyoune et sur les longues routes du sud mais également au sein d’un studio de plus de 3 hectares conçu spécialement à cet effet, précise Benzakour. Des dizaines de véhicules d’époque et plus d’une cinquantaine de camions ont également été utilisés pour donner vie à cette page de l’histoire du royaume. Côté budget, le long-métrage a coûté 18 millions de DH.
Un tournage particulièrement difficile durant lequel les équipes ont dormi sous des tentes durant près d’un mois et demi. «Il fallait lutter quotidiennement contre des vents violents, une chaleur intempestive… Il ne fallait pas non plus oublier de les nourrir puis de les loger. Toute une gymnastique logistique!», confie le co-producteur.

 

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